2021 : une symphonie en deux temps ⋆ Financière des professionnels
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Stéphane Girard
MBA, CIMMD, Pl. Fin.

Analyste principal, gestion de gestionnaires et encadrement ESG

Dissonance

Les marchés boursiers évoluent à une cadence qui change rapidement depuis le début de l’année. Tantôt à la hausse et tantôt à la baisse, ils ne laissent guère entrevoir clairement la suite des choses, et aux épisodes au tempo allegro succèdent des mouvements andante, qui ne manquent pas de susciter curiosité et inquiétude chez les investisseurs.

Les taux d’intérêt suivent un parcours similaire. Le taux des obligations canadiennes de dix ans est passé, en début d’année, de 0,64 % à 1,44 %1 à la fin du mois de février, pour ensuite reculer durant les quelques jours suivants. Même les différents styles et facteurs d’investissement se succèdent les uns aux autres en une mélodie au rythme staccato, qui défie l’analyse.

Est-ce là un prélude à ce que réserve 2021 à votre portefeuille? En fait, nos gestionnaires anticipent une année en deux temps.

Contrepoint

La première partie de l’année devrait être plus volatile, avec certains vents de face. Nous pourrions bien assister à des revirements rythmés par l’évolution des variants de la COVID-19 et les campagnes de vaccination.

Actuellement, il est évident que l’évaluation de certains titres boursiers est élevée. De ce fait, les chances de repli sont omniprésentes. Il faut aussi tenir compte du fait que les mouvements des taux d’intérêt ont une influence importante sur l’évaluation des titres boursiers. À un certain niveau de rendement, les obligations pourraient redevenir une alternative intéressante pour plusieurs grands investisseurs institutionnels.

D’autre part, le prix d’une action est généralement le reflet des revenus futurs d’une entreprise : une augmentation générale de ces revenus pourrait donc signifier que les prix actuels ne sont pas si élevés après tout. Nous avons connu plusieurs belles surprises à cet effet au cours des derniers mois.

Par ailleurs, un nouveau stimulus fiscal gouvernemental de 1 900 milliards de dollars semble sur le point de se concrétiser chez nos voisins du sud. Toutes ces forces s’affrontent actuellement, engendrant les hauts et les bas que nous connaissons depuis le début de l’année.

Sonate

La seconde partie de 2021 devrait être beaucoup plus mélodieuse. L’immunisation collective contre le virus de la COVID-19 devrait alors avoir pris toute l’ampleur désirée, les États-Unis anticipant même la vaccination de tous les adultes du pays d’ici la fin du mois de mai.

La vie devrait reprendre un cours plus normalisé et il est fort probable que les dépenses discrétionnaires telles que les sorties culturelles ou sportives, la fréquentation des restaurants, les voyages et autres divertissements redeviendront très populaires, question de rattraper le temps perdu.

Les titres plus cycliques tels que les matériaux et les banques devraient prendre la tête du peloton. Dans ce contexte, le marché canadien et celui des pays émergents devraient offrir une bonne performance : ce sont d’ailleurs ces deux régions qui ont généré les meilleurs rendements annuels jusqu’à ce jour pour les actions.

Une hausse de 6,5 % de l’activité économique est anticipée pour l’ensemble de l’année 2021. Au fil des mois et de l’évolution de la situation, les gestionnaires de portefeuille auront une vision plus claire de la direction que prendront les marchés financiers.

Point d’orgue?

Comme toujours, une question reste en suspens dans ce scénario : à quel moment se produira le changement de rythme anticipé? Il est évidemment très difficile de déterminer une date précise à l’avance, car trop d’éléments entrent en jeu.

La fausse note pourrait provenir d’une augmentation trop rapide des taux d’intérêt de longue échéance, ce qui aurait pour effet de réduire le ratio cours-bénéfice des actions, qui est relativement élevé à l’heure actuelle. Une augmentation de la prime de risque pourrait malmener les actions, ce qui créerait toutefois une occasion d’achat, car nous sommes d’avis que la menace d’inflation sera temporaire et que la relance économique prévue en 2021 contribuera à réévaluer à la hausse les prévisions de profits.

1 Source : FactSet

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller.

Stéphane Girard, MBA, CIMMD, Pl. Fin.
Spécialiste, placements et connaissance produits


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