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Dans les deux cas, les réactions ont été vives car la baisse du taux directeur a été moins importante que prévue. De plus, la guerre commerciale avec la Chine risque d’avoir des répercussions directes sur les consommateurs américains, même si la valeur de la nouvelle taxe (30 milliards de dollars) est faible par rapport à la valeur globale de l’économie américaine (20 trillions de dollars).

Autre facteur important pour les investisseurs : la courbe des taux d’intérêt aux États-Unis s’est inversée, c’est-à-dire que le taux des bons du Trésor de 10 ans est plus bas que celui de 2 ans. Une telle inversion peut annoncer une récession, même si, le plus souvent, c’est un signal de la part du marché boursier que la Banque centrale doit agir pour baisser son taux directeur afin d’éviter une récession.

Le risque de récession est-il bien réel?

Bien que les indicateurs puissent faire croire à une récession imminente, cette dernière pourrait être évitée par une intervention proactive des banques.

Consciente du danger, la Fed, comme la plupart des banques centrales, a déjà amorcé un nouveau cycle d’assouplissement monétaire et le marché espère une baisse de 1 % du taux directeur d’ici un an. Nous verrons à la prochaine réunion de la Fed en septembre si une nouvelle réduction sera annoncée. Si c’est le cas, le taux d’intérêt de 2 ans pourrait s’abaisser à nouveau sous le taux de 10 ans, ce qui permettrait au cycle économique de se poursuivre.

Quels sont les risques boursiers?

Même si le marché boursier américain a atteint un sommet le 26 juillet dernier, plusieurs indices sont en baisse depuis. La croissance des bénéfices des entreprises a été meilleure que prévue au deuxième trimestre, bien que le taux de croissance annuel cumulatif ait ralenti.

En matière de placements, le taux de rendement du dividende est beaucoup plus attrayant que celui des obligations. Avec la récente baisse des taux d’intérêt, les investisseurs devront se tourner vers les actions pour obtenir du rendement. Dans le contexte actuel, plusieurs d’entre eux seront tentés de revoir leur politique de placement et de procéder à des mouvements dans leur portefeuille. Toutefois, la prudence est de mise : aucune décision ne devrait être prise sans en discuter d’abord avec votre conseiller pour une analyse plus poussée des répercussions que pourraient avoir de tels changements.

D’ailleurs, saviez-vous que le cycle économique actuel est d’une durée inhabituellement longue par rapport aux normes historiques? En termes de croissance économique, son ampleur est cependant l’une des plus faibles. Et il n’y a pas, à l’heure actuelle, d’indicateurs pointant vers une récession, tels qu’une bulle technologique ou un statut périlleux du marché du crédit.

Une économie en changement

Les bases de l’économie américaine ont bien changé : aujourd’hui, c’est le secteur des services qui génère plus des deux tiers du produit intérieur brut américain, devançant de loin le secteur manufacturier (11 %). Comme l’emploi atteint actuellement un sommet aux États-Unis et que les salaires sont en croissance, le risque de récession est relativement faible. Mais la guerre commerciale entre Washington et Pékin, en plus de mettre en danger le secteur manufacturier de plusieurs pays, pourrait avoir des conséquences sur la croissance mondiale, et donc, sur la croissance américaine. Une diminution du taux directeur par les banques centrales mondiales devrait mitiger ce risque.

Que fait-on pour gérer le risque et générer des rendements dans votre portefeuille?

Comme vous le savez, nos experts en placements suivent l’évolution de la situation de très près et procèdent aux ajustements nécessaires afin de minimiser le risque et protéger vos actifs.

C’est pourquoi, depuis plusieurs mois, nous avions réduit la pondération des obligations et des actions à plus haut risque dans nos approches en Gestion privée.

Nous avons également réduit la pondération des actions dans notre Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs et modifié le choix des titres en privilégiant des placements à plus faible volatilité.

Nous vous signalons que notre Portefeuille privé FDP Stratégies alternatives, dont les stratégies sont peu corrélées à celles des actions et des obligations, a connu un rendement positif durant cette période, démontrant ainsi sa valeur dans un portefeuille diversifié en période de fluctuation des marchés.

Nous continuons à privilégier les investissements de qualité, dans des entreprises qui sont moins endettées et qui ont un profil de croissance des bénéfices et des dividendes soutenable. La performance relative de nos fonds en août, et depuis le début de l’année, vous démontre amplement notre capacité à naviguer avec succès dans ces eaux troubles.

Pour résumer :

  • Les risques demeurent et ils sont nombreux.
  • La récession pourrait être évitée par une intervention proactive des banques centrales.
  • La baisse des taux d’intérêt et la correction boursière créent des opportunités en bourse.
  • Les actions de qualité en croissance et qui versent des dividendes demeurent un placement intéressant à long terme et une alternative au bas taux d’intérêt.
  • Pour les investisseurs, il y a peu d’alternative aux actions lorsque les taux sont aussi bas.
  • La géopolitique influence directement les marchés, notamment les nombreux minimessages (tweets) du président Trump.
  • Nous mettons tout en branle pour procéder aux ajustements nécessaires afin de minimiser les risques et de protéger vos actifs.

Cela dit, dans tout ce tourbillon, soyez assuré de notre vigilance dans la conjoncture des marchés que nous connaissons présentement. Comme toujours votre conseiller est votre personne ressource pour tout ce qui concerne votre portefeuille : n’hésitez pas à communiquer avec lui pour toute question concernant votre situation, votre tolérance au risque ou votre politique de placement.

François Landry
Vice-président et chef des placements

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.