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Les Britanniques ont pris position le 23 juin dernier dans le cadre d’un référendum national et ils ont décidé de se retirer de l’Union européenne (UE). Nous partageons avec vous les conséquences probables de cette décision ainsi que nos stratégies de gestion des portefeuilles à court terme. Mais d’abord, un rapide survol du contexte de ce référendum.

Qu’est-ce que l’Union européenne?

La communauté économique européenne a été créée en 1957, avec pour objectif d’intégrer économiquement, financièrement et politiquement les pays d’Europe. En 2016, elle regroupe 28 pays et plus de 500 millions d’habitants. Le Royaume-Uni (R.-U.) s’est joint à ce marché commun en 1973.

Quels étaient les bénéfices de l’UE pour le Royaume-Uni?

Depuis sa création, l’UE a été menacée par l’euroscepticisme, ou opposition à l’intégration européenne dans son ensemble. Le Royaume-Uni, quant à lui, a toujours conservé une attitude plus négative envers cette union que l’Europe continentale. L’UE a cependant une valeur commerciale plus grande pour le Royaume-Uni que le contraire. De plus, le secteur bancaire de Londres est une plaque tournante stratégique en finance. D’autres pays nordiques tels que la Norvège ont cependant des ententes commerciales avec l’UE, sans en être membres.

Pourquoi un référendum maintenant?

D’une part, le premier ministre britannique David Cameron avait annoncé, lors de sa victoire aux élections d’avril 2015, la tenue d’un référendum avant la fin de 2017 sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

D’autre part, la récente crise des réfugiés, la perte d’autonomie des différents pays au niveau de la gestion de leurs frontières, la montée du terrorisme, le faible niveau de croissance économique actuel et la disparité financière entre les nations membres de l’UE ont créé un contexte volatil, qui a favorisé une remise en question de l’existence même de l’Union et de la pertinence d’y adhérer.

Comment les marchés financiers réagissent-ils à la décision de quitter l’UE?

  • La réaction des marchés financiers a été mauvaise, puisqu’ils anticipaient plutôt un vote en faveur du maintien du statut quo.
  • Les bourses connaissent des baisses, particulièrement en Grande-Bretagne et en Europe.
  • L’euro et la livre sterling dégringolent alors que les investisseurs se réfugient dans le dollar américain.
  • La Réserve fédérale (Fed) retardera la normalisation de sa politique monétaire.
  • Les banques centrales se montrent accommodantes et sont disposées à injecter des liquidités dans les économies de leurs pays respectifs pour stabiliser les marchés financiers.
  • Les taux d’intérêt resteront à la baisse durant un certain temps.
  • L’indice VIX (volatilité) est en hausse.
  • Même si les conséquences sont difficiles à évaluer, la conjoncture économique mondiale risque d’être affectée négativement, car les entreprises vont retarder leurs projets d’investissement.
  • Les profits des entreprises seront revus à la baisse et le ratio cours-bénéfices sera compressé.

OPPORTUNITÉS ET PLAN D’ACTION DE LA FINANCIÈRE

Nous croyons que les effets seront ressentis essentiellement à court terme. La bourse va réagir rapidement et devrait se stabiliser à un niveau plus bas, ce qui pourrait éventuellement offrir des opportunités d’achat. Nous suivons attentivement la situation et étudions la réaction des marchés.

Pour limiter l’impact immédiat de la situation, nous avons utilisé des véhicules de placement très liquides tels que les produits dérivés, afin de pouvoir réagir rapidement. Nous avons réduit la pondération des actions dans le Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs, ainsi que dans les Portefeuilles FDP Équilibré, Équilibré croissance et Équilibré revenu. De plus, nous avons substitué certains titres afin de limiter la volatilité, notamment au niveau des actions canadiennes.

Les taux d’intérêt ont diminué, ce qui a entraîné une plus-value des obligations. Dans ce contexte et malgré les faibles taux des coupons, les obligations ont quand même joué un rôle stabilisateur. De plus, le dollar américain, considéré comme une monnaie refuge en temps de crise, a amoindri la chute des actions internationales pour les investisseurs canadiens. Les titres aurifères, qui représentent près de 9 % du S&P/TSX Composé, ont fluctué à l’inverse des marchés, l’or agissant aussi comme une valeur refuge, encore plus lorsque les taux d’intérêt réels sont négatifs.

Les changements que nous avons apportés à nos stratégies de placement et à nos solutions de placement depuis cinq ans devraient nous permettre de mieux résister à cette période de turbulence.

Grâce à l’approche de gestion de risque adoptée par nos gestionnaires de portefeuille internes et externes, nous abordons les semaines à venir prêts à réagir aux événements des marchés et à saisir les opportunités qui pourront se présenter. Notre plan d’action restera flexible et dépendra du niveau des bourses, tandis que nos interventions seront influencées par les anticipations dans le prix des titres.

Si vous avez des questions ou des préoccupations concernant vos placements, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller.

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François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.