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Les marchés financiers évoluent constamment et d’un mois à l’autre, les perspectives peuvent changer très rapidement. Vous vous demandez peut-être pourquoi la valeur marchande de votre portefeuille a baissé au cours du mois d’avril alors que, depuis plus d’un an, chaque nouveau relevé confirmait la bonne tenue des marchés et une performance soutenue de votre portefeuille. Nous avons pensé vous donner plus d’info sur les tendances actuelles des marchés.

2015 : retour à la volatilité

Les marchés financiers sont volatils depuis la mi-mars. En fait, une portion des rendements obtenus au premier trimestre par le portefeuille équilibré s’est dissipée au mois d’avril et en début mai. Les facteurs qui ont contribué aux bonnes performances du début d’année se sont renversés soudainement. Ce changement de régime a retranché une partie de la performance d’un portefeuille équilibré, malgré la bonne tenue des actions américaines, qui ont même atteint de nouveaux sommets. Alors, pourquoi un tel résultat malgré une appréciation du S&P 500?

Au mois de janvier, contre toute attente, les taux d’intérêt ont diminué fortement, créant ainsi une hausse du prix des obligations. Le marché obligataire a connu une performance exceptionnelle en début d’année. La croissance économique aux États-Unis a déçu, une fois de plus, et les conditions hivernales difficiles ont miné les dépenses des consommateurs, comme à l’hiver 2014. Une grève prolongée au port de Los Angeles a encore aggravé la situation.

Mouvements du marché obligataire

Au même moment, la Banque centrale européenne (BCE) amorçait un programme massif d’assouplissement quantitatif en achetant une somme colossale d’obligations gouvernementales de pays souverains européens. Bien qu’anticipées, ces interventions sur le marché obligataire ont fait reculer les taux des obligations allemandes, françaises, italiennes et espagnoles, entre autres, à des niveaux jamais observés. Par exemple, le taux de 10 ans des obligations allemandes a frôlé 0 %, alors qu’il était de 2 % à la fin de 20131.

Cette situation hors de l’ordinaire a préparé le terrain pour la deuxième raison principale du bon rendement du premier trimestre. En effet, la différentielle de rendement entre les obligations américaines et européennes s’est fortement accentuée, créant un incitatif marqué à la détention d’obligations américaines. Le flux des capitaux vers ces obligations a entraîné une augmentation de la valeur du dollar américain par rapport à l’euro et au dollar canadien, améliorant, par le fait même, le taux de rendement des actions américaines.

Du même coup, la force du dollar américain a fait chuter le prix du pétrole, ce qui a obligé la Banque du Canada à abaisser son taux directeur de façon impromptue, pour se prémunir contre les conséquences néfastes de ce recul sur l’économie. Cette décision a accentué le repli du dollar canadien par rapport au billet vert.

À l’heure du repli

Les baisses du prix du pétrole, de l’euro et des taux d’intérêt au premier trimestre ont revitalisé l’économie européenne. Les investisseurs sont désormais plus confiants envers les perspectives de la zone euro. De plus, la chute des taux européens à des niveaux jugés insoutenables a incité les investisseurs à prendre des profits.

De l’autre côté de l’Atlantique, les perspectives économiques se sont assombries et les investisseurs ont modifié leurs attentes relatives à un resserrement de la politique monétaire américaine, maintenant repoussé à l’automne. Conséquemment, le dollar américain s’est replié de plus de 5 % par rapport à son niveau du premier trimestre. Par ricochet, le prix du pétrole est passé de 45 $ à 60 $ le baril, entraînant un réajustement des perspectives d’inflation et des taux d’intérêt.

En définitive, la chute du dollar américain a effacé les gains sur le change du premier trimestre pour un investisseur canadien et le réajustement à la hausse des taux a affecté négativement le rendement des obligations.

Perspectives pour les prochains mois

Nous sommes d’avis que le risque de récession est faible. En fait, la croissance économique mondiale devrait s’accélérer au deuxième semestre puisque la faiblesse de l’économie américaine est tributaire de facteurs temporaires. Une meilleure synchronisation des économies développées est porteuse pour la performance des bourses. De plus, la hausse des taux que nous avons récemment observée sera limitée. La fragilité des économies ne pourrait résister à une flambée des taux d’emprunt.

Si vous avez des questions concernant la situation actuelle ou concernant votre portefeuille, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine.

 

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

 

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1 Source : Bloomberg

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