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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

L'incertitude domine

Les événements de la semaine dernière et de la fin de semaine se sont précipités, avec des nouvelles en continu sur l’évolution du COVID-19 et ses répercussions économiques. Cette période a été très difficile pour les marchés. Comme la situation est exceptionnelle, les investisseurs ont peine à évaluer l’impact global du coronavirus sur l’économie mondiale et la peur dicte les mouvements des marchés.

Les gouvernements et les banques centrales s’en mêlent

Pour aider à soutenir l’économie et pour apporter une aide nécessaire aux PME, aux travailleurs et aux personnes touchées par la pandémie, les gouvernements et les banques centrales ont fait l’annonce cette semaine de plusieurs mesures fiscales et monétaires.

Mesures fiscales des gouvernements

Au Canada
Le 18 mars, le gouvernement canadien a mis en branle d’importantes mesures fiscales pour soutenir la population et les entreprises.

Consultez les mesures

Aux États-Unis et ailleurs dans le monde
Plusieurs gouvernements ont déjà annoncé des mesures pour pallier au manque à gagner de leurs travailleurs. L’Allemagne, entre autres, a implanté un programme sans précédent de 460 milliards d’euros pour soutenir son économie et ses citoyens.

Politiques monétaires des banques centrales

Les banques centrales ont déployé des mesures exceptionnelles plus rapidement que lors de la crise financière de 2008.

La baisse du taux directeur de la Banque du Canada à 0,75 % et celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) de 1 % le 15 mars dernier cherchent avant tout à augmenter les liquidités dans le système financier pour qu’il puisse continuer à fonctionner correctement.

Effets attendus

La confiance des consommateurs est une variable extrêmement importante car, dans le cas où les consommateurs décident de réduire leurs dépenses, l’économie pourrait ralentir encore plus rapidement. C’est pourquoi les gouvernements sont prêts à investir massivement pour réduire les mises à pied et maintenir le mouvement des liquidités dans l’économie.

Encore combien de temps?

La durée de l’épidémie demeure toujours le facteur le plus important. Nouvelle positive : le nombre de nouveaux cas en Chine est en diminution, tout comme en Corée du Sud. Les données économiques de la Chine pour les mois de janvier et février 2020 démontraient un fort ralentissement, alors que les données plus récentes démontrent les signes d’une reprise.

Même si cette relance est encore faible, le déploiement prévu de projets d’infrastructure en Chine devrait aider les entreprises dans les secteurs de l’énergie, des matériaux de base et des produits industriels, ainsi que dans le secteur financier au cours des prochains trimestres.

La situation continue d’évoluer rapidement. L’Europe est encore particulièrement touchée à l’heure actuelle. Les restrictions émises par les gouvernements et l’isolement demandé aux populations devraient entraîner un ralentissement prononcé dans le secteur touristique, mais aussi dans celui de la restauration et du divertissement.

Faut-il anticiper une récession?

Considérant les circonstances actuelles, on peut s’attendre à une récession dont l’ampleur n’est pas encore connue. Rappelez-vous cependant que le terme récession signifie deux trimestres consécutifs de décroissance du produit intérieur brut (PIB).

Certains secteurs seront favorisés, comme les secteurs de la consommation de base (magasins d’alimentation), des télécommunications et particulièrement, le commerce de vente en ligne.La compagnie Amazon vient d’ailleurs d’annoncer l’embauche de 100 000 employés pour faire face à l’augmentation de la demande.

Grâce aux mesures monétaires et fiscales mises de l’avant, ce ralentissement temporaire de l’économie devrait s’inverser durant la deuxième partie de l’année. Dans ce contexte, l’investissement dans des compagnies peu endettées, de qualité et moins sujettes aux cycles économiques devrait mieux résister aux variations des marchés.

Que faisons-nous?

À la Financière, nos gestionnaires de portefeuille investissent dans des compagnies de qualité qui, dans l’ensemble, obtiennent de meilleures performances que les indices boursiers.Ces titres ajoutent de la valeur.

Nous croyons que dans un horizon de placement à plus long terme, les actions devraient donner un rendement plus élevé que les obligations.

Pour ce qui est des obligations gouvernementales, n’oubliez pas que, dans les périodes de turbulence, ces placements servent d’amortisseur et qu’ils réduisent les pertes encourues par les actions. Dans les moments que nous vivons actuellement, les obligations devraient jouer pleinement leur rôle dans votre portefeuille.

À L’ÉCOUTE DE VOS PRÉOCCUPATIONS!

Versement préautorisés : je continue ou j'arrête?

Plusieurs clients se demandent s’ils devraient mettre un terme à leurs versements préautorisés. L’épargne systématique est depuis toujours une façon simple et efficace d’épargner régulièrement, tout en évitant de d’investir des sommes forfaitaires importantes. C’est également un excellent moyen de se prémunir contre les reculs des marchés.

En achetant régulièrement, vous évitez d’investir au sommet d’un cycle financier, alors que les prix des titres sont élevés, et vous profitez des baisses de prix occasionnées par les replis de marchés.

Voici un exemple qui compare le rendement sur le TSX d’un montant forfaitaire unique investi le 1er janvier 2008 à l’investissement du même montant, réparti sur 24 mois.

Les investisseurs qui ont adopté cette méthode d’épargne ne devraient donc pas l’interrompre lors de chocs sur les marchés :ils ont tout à gagner à conserver leurs PPA, si leur situation professionnelle et personnelle le permet, bien sûr.

Liquider mes placements?

Par les temps qui courent, bien de gens se demandent s’ils devraient liquider leurs placements ou faire des changements dans leur portefeuille de placements.

Rappelez-vous que la création d’un patrimoine est un processus, et non un événement. Votre patrimoine se bâtit dans la durée, et non dans le contexte d’un événement particulier. Et par les temps qui courent, les émotions sont de très mauvaises conseillères.

Considérez comment vous avez commencé votre épargne : vous avez élaboré un plan avec votre conseiller, un plan qui tient compte de votre tolérance au risque. Respectez ce plan et gardez confiance dans sa solidité.

De plus, de fortes hausses surviennent habituellement juste après de fortes baisses. Sortir du marché maintenant signifierait que vous allez cristalliser des pertes qui ne sont que sur papier pour l’instant et vous priver des rebonds grâce auxquels vous pourrez récupérer la valeur de vos investissements plus rapidement.

Même si les nouvelles des marchés boursiers ne sont pas très réjouissantes actuellement, garder le cap est certainement la meilleure décision que vous puissiez prendre.

Nous restons vigilants et continuons à vous informer des nouveaux développements. Nous restons à votre écoute et nous voulons répondre à vos préoccupations. Consultez régulièrement notre site Web pour en savoir plus.

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.