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Rien ne va plus en Grèce. Excédés, les créanciers du pays se sont retirés des négociations. Les guichets automatiques se sont vidés de près d’un milliard d’euros en un week-end, signe d’une panique bancaire spectaculaire. Les gens craignent de manquer des biens les plus essentiels. Ce qui a attisé cette crise, bien sûr, c’est que le gouvernement grec a fait l’annonce-surprise d’organiser un référendum pour que les Grecs se prononcent sur les dernières propositions des créanciers, ce qui a déclenché un véritable raz de marée.

Au cœur de cette crise, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne pas augmenter les fonds d’urgence aux banques grecques. Le gouvernement de la Grèce a donc dû se résigner à instaurer un contrôle serré des capitaux et à fermer les banques jusqu’au 7 juillet par manque de liquidités. Conséquence : la probabilité que la Grèce sorte de l’euro et connaisse un  « Grexit » – « contraction de Greece et d’Exit » –  a augmenté significativement.

Sur les marchés

Le 29 juin au matin, les marchés boursiers européens ont reculé fortement, toutefois la baisse du marché américain était plus modérée. Le dollar américain était en hausse, tout comme le franc suisse. Quant aux taux en Allemagne et aux États-Unis, ils étaient en baisse de 18 et de 10 points de base, alors qu’ils ont augmentés dans les pays périphériques européens.

Parallèlement, le marché chinois est entré en correction, ce qui signifie qu’il a connu une baisse de 20 % depuis son sommet atteint il y a quelques semaines, considéré par les analystes financiers comme un marché baissier (« bear market »). Les autorités chinoises sont intervenues en diminuant les taux d’intérêt. Cette bulle est locale et ne devrait pas engendrer de débordement sur les autres bourses.

L’impact de cette zone de turbulence sur notre réalité

L’heure n’est pas à  l’inquiétude. En effet, Financière des professionnels est relativement bien positionnée pour passer à travers les turbulences qui affectent les marchés. En voici les raisons :

  1. Le fonds de répartition tactique d’actifs est neutre en actions (49 %) et nous n’avons pas d’exposition en Europe;
  2. Nos fonds équilibrés sont moins exposés que ceux de notre compétition en Europe et en Asie;
  3. Nous avons augmenté récemment la durée des obligations du Fonds d’obligations ainsi que celle du Fonds équilibré-retraite;
  4. La stratégie interne des actions canadiennes est défensive et les performances relatives en  juin sont encore très bonnes;
  5. La philosophie et le style de gestion des gestionnaires externes de nos fonds globaux comme MFS, Kleinwort Benson, Acadian, Mawer et Copper Rock devraient profiter de cette volatilité;
  6. Le fonds de stratégies alternatives profitera également de cette volatilité accrue.

Cela dit, nous évaluerons nos options si le marché boursier se dégrade davantage. Nous devons auparavant évaluer si la crise se propagera au-delà de la Grèce et aura des effets de contagion politique sur d’autres pays d’Europe en difficulté dans la zone euro, tels que le Portugal et l’Espagne qui tiendront d’importantes élections cette année.

Il faut toutefois rappeler que les implications directes sur les plans économiques et financiers pour le reste de l’Europe sont négligeables, reflétant la petite taille de l’économie grecque.

Bien que l’impact risque d’être limité nous ignorons encore l’exposition des banques ou des fonds de couverture sur le marché des produits dérivés de crédit (CDS – credit default swaps). Si la Grèce faisait défaut de paiement, cela pourrait entraîner une réaction en chaîne dans les marchés financiers reliés aux CDS et occasionner une instabilité. Le marché est d’avis que les financiers ont appris de la débâcle de 2008, mais sait-on jamais.

Enfin, nous croyons que la Banque centrale européenne est disposée à intervenir et à maintenir un niveau de liquidité abondant afin de soutenir adéquatement le marché.

En conclusion, nous estimons donc être en bonne position pour faire face à cette situation économique particulière. Au cours des dernières années, nous avons porté une attention très particulière à la construction de nos portefeuilles en termes de contrôle du risque (choix de titres et style de gestion, lequel est basé sur la qualité des entreprises et les dividendes).  L’ensemble de nos portefeuilles présente ainsi des caractéristiques probantes  qui,  sans être une immunisation parfaite contre les baisses des marchés, ont pour objectif de préserver la valeur dans des périodes turbulentes.

Pour toute question sur la situation actuelle, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine.

 

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

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