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À quelque chose ou quelques-uns, malheur est bon…

Le dicton est particulièrement vrai pour les fraudeurs et autres criminels qui profitent de l’anxiété générée par la pandémie pour exercer leurs talents d’arnaqueurs. Ces individus se faufilent dans les chaînes de communications en se faisant passer pour des organismes crédibles, en créant de faux sites Internet en utilisant toutes sortes de stratagèmes pour arriver à leurs fins.

L’autre épidémie

Pour les experts-filous du hameçonnage (phishing), la pandémie liée à la découverte et à la propagation de la COVID-19, s’avère une occasion en or. Dans le gigantesque flux d’informations, d’annonces, de mesures d’aide, etc., ces bandits profitent du sentiment d’insécurité généralisé pour multiplier leurs activités frauduleuses, et ce, partout dans le monde. Le phénomène ne passe pas inaperçu auprès des organismes de surveillance et autres agences gouvernementales qui multiplient les appels à la prudence.

Des parasites créatifs

Les constats sont plus qu’alarmants. Par exemple aux États-Unis, le Internet Crime Complaint Center du FBI rapporte que la majorité des nouveaux stratagèmes utilisés en mars sont liés à :

  • de faux tests de dépistages, de faux remèdes et vaccins;
  • des remboursements de transporteurs aériens ou encore des allégements financiers;
  • des dons de bienfaisance à de faux organismes.

Même observation au Royaume-Uni : selon des sources policières ce type de fraude lié au coronavirus aurait augmenté de 400 % en mars. Le Canada n’échappe pas à la vague :  le Centre antifraude (CAC) a reçu plusieurs plaintes et répertorié une dizaine d’anarques typiques depuis la mi-mars.

Opportunisme social

La distanciation sociale, la fermeture de bars et de restaurants, les mises à pied ou encore le télétravail favorisent l’éclosion de plusieurs subterfuges. Les fraudeurs sont à l’oeuvre dans tous les domaines, utilisant le téléphone, les courriels, etc. pour vous voler. Parmi les méthodes signalées au CAC depuis le mois dernier, plusieurs se font passer pour des représentants

  • de société de prêts, services financiers, consolidation de dettes;
  • de service de décontamination, ou autre entreprise de nettoyage;
  • d’agences gouvernementales diverses (programmes offerts aux Canadiens, etc.);
  • d’organismes promoteurs de la santé et de médicaments.

S’ajoute à cela, l’arnaque romantique. En Alberta, par exemple, la police de la ville d’Edmonton rapporte une vingtaine de cas de personnes qui, depuis le début de l’année, se sont vues soutirer des montants importants suite à du chantage amoureux. En trois mois seulement, les fraudeurs leur ont arraché 1,7 M$ ce qui représente plus de la moitié des sommes volées pour toute l’année 2019.

Des précautions à prendre

Dans ce contexte, comment faire pour bien se protéger et assurer sa sécurité? Plusieurs agences et organismes gouvernementaux ont émis des avis et des conseils pour se prémunir contre les tentatives d’hameçonnage comme la campagne Pensez cybersécurité (@cyber_securité) organisée par le Centre canadien pour la cybersécurité. Voici d’ailleurs une liste sommaire des principaux organismes destinés à sensibiliser et alerter le public :     

Centre canadien pour la cybersécurité Tout ce qu’il faut savoir pour bien se protéger et être informé des dernières menaces
Agence de revenu du Canada Alerte à la fraude liée au dépot de la PCU-Prestation canadienne d’urgence
Agence de la consommation financière du Canada Mise en garde contre les fraudes financières
Centre antifraude du Canada Alerte et signalement de fraudes
Gouvernement du Canada Portail d’information complet sur toutes les mesures et services liés à la COVID-19

 

Des clics sécuritaires

Avant de mordre à l’hameçon, Financière des professionnels vous renouvelle les consignes suivantes :

NE JAMAIS…
 TOUJOURS…
  • Ouvrir ou répondre à des courriels suspects.
  • Cliquer sur un lien ou une pièce jointe au courriel.
  • Donner de l’information confidentielle ou personnelle à qui que ce soit par courriel ou au téléphone.
  • Confirmer l’identité de la personne ou de l’entreprise concernée avant de répondre.
  • Vérifier si des avis de fraudes sont en vigueur sur les sites dédiés.
  • Faire suivre le message douteux à l’organisation ciblée par les criminels.
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