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Les professionnels ne sont pas à l’abri des pièges de l’endettement. Les années d’études sont exigeantes financièrement et malgré la possibilité de bourses et de prêts, les besoins dépassent souvent les fonds disponibles. Différentes options de financement peuvent être utilisées, mais en début de pratique, il faudra rapidement établir un budget et planifier les remboursements, pour éviter de s’enliser dans un endettement chronique et incontrôlé.

Pour en savoir davantage sur la gestion de la dette, Benoit Chaurette, fiscaliste et planificateur financier à la Financière, a répondu à certaines questions fréquemment posées à ce sujet.

Q. Pourquoi certains professionnels sont-ils confrontés à un endettement parfois inquiétant?
B.C. Les revenus gagnés par les professionnels peuvent être substantiels et certains d’entre eux ont l’impression qu’ils peuvent dépenser sans compter. Après quelques années passées à vivre au-dessus de leurs moyens, ils frappent un mur et réalisent qu’ils devront faire des ajustements.

Q. Quels sont les signes avant-coureurs d’une dette en progression trop rapide?
B.C. Lorsqu’un professionnel trouve difficile d’épargner ou en est incapable, c’est le signe d’un problème financier en devenir. Et s’il a de la difficulté à s’acquitter de ses obligations financières à cause d’une dette trop élevée, il devrait consulter un spécialiste rapidement.

Q. Quelle est l’approche adoptée par les conseillers de la Financière en matière de gestion de la dette?
B.C. Nous avons une approche globale. Le remboursement de la dette doit se faire en harmonie avec la capacité financière, l’épargne-retraite et les différentes étapes de vie. On ne pourrait pas, par exemple, demander le même effort de remboursement à une résidente en médecine durant son congé parental qu’à un dentiste établi, gagnant de bons revenus et ayant peu de contraintes financières.

Q. Si vous avez un seul conseil à donner à ceux et celles qui poursuivent des études en vue d’exercer une profession, quel serait-il?
B.C. Ne vivez pas aujourd’hui en fonction de vos revenus futurs. Plusieurs étudiants empruntent largement pour vivre dès maintenant une vie aisée. Des changements inattendus peuvent modifier un plan de carrière et compliquer par la suite le remboursement des dettes d’études : maladie, changement de carrière, vie familiale complexe, etc.

Q. Prenons le cas d’un résident de première année : doit-il immédiatement consacrer une part de ses revenus au remboursement de ses dettes?
B.C. Pas nécessairement. Le plus important durant la période de résidence est de ne pas s’endetter davantage. Bien sûr, si le résident est capable de rembourser ses dettes plus tôt, ses finances personnelles ne s’en porteront que mieux lorsqu’il débutera sa pratique.

Q. Si une personne a accès à des liquidités, est-il plus avantageux d’investir ou de régler ses dettes?
B.C. C’est une question difficile. D’un point de vue mathématique, si le taux de rendement escompté sur vos placements excède le taux d’intérêt exigé sur votre emprunt, vous avez intérêt à prioriser les placements, et vice versa. Comme on ne peut connaître à l’avance le rendement des placements, il est généralement sage d’investir et de rembourser ses dettes simultanément.

Q. Prêt étudiant, marge de crédit personnelle ou carte de crédit : lequel de ces modes de financement est à prioriser lorsqu’un professionnel peut réduire une partie de ses dettes?
B.C. Considérant les taux d’intérêt exorbitants exigés par les émetteurs de cartes de crédit, il est primordial de rembourser au plus vite tout solde impayé sur une telle carte, quitte à recourir à une marge de crédit. Quant aux prêts étudiants accordés par le gouvernement, comme les intérêts payés permettent de profiter d’un crédit d’impôt, il n’est généralement pas pertinent d’en accélérer le remboursement.

Q. En début de pratique, la constitution en société peut-elle comporter des avantages pour la gestion de ses dettes?
B.C. Oui et non. L’exercice d’une profession par le biais d’une société par actions exige des coûts de mise en place et de maintien qui n’aident en rien à rembourser des dettes. Toutefois, dans certains cas, la société par actions permet d’avoir accès à des avantages fiscaux, comme le fractionnement du revenu, qui peuvent donner accès à des fonds supplémentaires et faciliter le remboursement.

Q. Les budgets 2016 des gouvernements du Canada et du Québec contiennent-ils des mesures qui pourraient avoir un impact sur la situation financière d’un professionnel ou de son entreprise?
B.C. Effectivement, plusieurs hausses d’impôts pour les particuliers et pour les sociétés par actions ont été annoncées. Ces hausses visent particulièrement les professionnels ayant des revenus élevés. Sans contredit, elles réduiront le revenu disponible pour plusieurs d’entre eux et auront un impact sur leur gestion financière.

Q. Pourquoi un professionnel devrait-il faire confiance à la Financière pour la gestion de sa situation financière?
B.C. Financière des professionnels, comme son nom l’indique, se spécialise dans la gestion de patrimoine pour les professionnels. Notre approche est axée sur des conseils de qualité et sur une vision à long terme des finances personnelles de nos clients. Notre objectif est de participer à votre succès financier, et non de vous vendre un produit.

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