Financière des professionnels
 
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Stéphane Girard
MBA, CIMMD, Pl. Fin.

Spécialiste, placements et connaissance produits

Enfin, des bonnes nouvelles!

Les dernières semaines ont été riches en émotions pour les investisseurs canadiens. Par contre, le mois d’avril a été positif pour eux : celles et ceux qui ont décidé de conserver intacte leur allocation d’actifs, de rester fidèle à leur plan financier et de suivre les avis judicieux de leur conseiller depuis le début de la crise ont pu bénéficier du fort rebond qui s’est amorcé le 23 mars dernier.

Lent redressement

La situation ne ressemble pas encore à celle du début de l’année, mais en date du 8 mai, le marché boursier canadien affichait un rendement de -11,3 %. Pour sa part, le marché américain a presque entièrement épongé la baisse. Pour un investisseur canadien, appuyé par la dépréciation de notre devise, l’indice boursier S&P 500 affiche un rendement annuel jusqu’à ce jour de -1,9 %, alors que celui de l’indice MSCI Monde est de -5,3 %. Les obligations ont joué leur rôle d’amortisseur avec un rendement annuel jusqu’à ce jour de plus de 5 %. Tant et si bien qu’un investisseur de l’un de nos trois fonds équilibrés obtient un rendement variant de -2,84 % à -4,97 %.

L'immobilier dans votre portefeuille

La part du lion du patrimoine d’un investisseur tient essentiellement à son portefeuille de placements, mais sa résidence principale et d’autres biens immobiliers peuvent aussi occuper une place importante. Nous vous proposons aujourd’hui un rapide tour d’horizon de cette portion de vos actifs.

L’immobilier prend plusieurs formes : on parle beaucoup du résidentiel, mais il y a également tout le volet de l’immobilier d’investissement, qui inclut les immeubles locatifs résidentiels, commerciaux et industriels, les tours à bureaux et les centres commerciaux.

Placements vs immobilier

Posons-nous d’abord la question existentielle qui est sur toutes les lèvres : investir dans l’immobilier résidentiel est-il plus rentable qu’investir en bourse?

Si l’on se base sur la situation à Montréal et à Québec, la réponse sur une longue durée est : NON.

Notre graphique vous démontre l’évolution du prix des maisons  pour la période allant de juillet 1990 au 31 mars 2020. Ce comparatif illustre clairement le fait que l’indice S&P/TSX a offert un rendement supérieur, même après la baisse attribuable à la pandémie de la COVID-19, et sans inclure la remontée du dernier mois.

En revanche, le prix des maisons est beaucoup moins sujet aux fluctuations lors de périodes économiques plus difficiles comme celles du début des années 2000 et de la crise financière de 2008. Nos gestionnaires anticipent également que le prix de l’immobilier résidentiel devrait rester stable, mais que la forte croissance que nous avons connue au cours des dernières années devrait s’atténuer, sans nécessairement devenir négative.

Les taux d’intérêt sont très bas et le soutien financier des gouvernements, jumelé aux mesures d’assouplissement des institutions financières envers les propriétaires, devrait aider énormément dans ce sens. Les chiffres concernant le secteur immobilier divulgués la semaine dernière démontrent effectivement une baisse marquée des transactions immobilières, mais également une légère augmentation des prix.

En transition

Pour sa part, l’immobilier axé sur le volet commercial ou industriel connaît plus de difficultés. Si l’on examine le secteur immobilier (fiducies de revenu immobilières ou REITs) tel que représenté dans l’indice S&P/TSX, on s’aperçoit qu’il affiche un rendement de -25,27 %, et ce, depuis le début de l’année jusqu’au 8 mai 2020.

Historiquement, ce secteur apportait une belle diversification au portefeuille grâce à son taux de corrélation de 0,69 avec l’ensemble du marché boursier canadien et à des distributions supérieures, ce qui le rendait particulièrement intéressant pour les gestionnaires axés sur le revenu.

Nouveaux comportements

Le confinement a changé la donne.

  • Les centres commerciaux sont fermés depuis déjà plusieurs semaines et le commerce en ligne est de plus en plus privilégié par les consommateurs. Une fois la crise terminée, ceux-ci reviendront-ils à leurs anciennes habitudes, ou seront-ils tentés de poursuivre leurs achats en ligne?
  • Les entreprises de services se sont tournées vers le télétravail afin de poursuivre leurs opérations. Auront-elles toujours besoin d’autant d’espace pour leurs bureaux ou choisiront-elles de privilégier le télétravail pour se départir de centaines de mètres carrés de loyer commercial?
  • Toujours sur le sujet du locatif, les grands complexes de location pourront-ils poursuivre leurs opérations avec des taux d’occupation moins élevés et des retards récurrents dans le paiement des loyers?

Se positionner en période d’instabilité

Les crises apportent invariablement des changements. Quelquefois, ces changements sont permanents, alors que d’autres peuvent n’être que passagers.

La crise sanitaire mondiale semble nous indiquer que certains mouvements pourraient perdurer et accélérer des tendances déjà amorcées il y a plusieurs années : les achats en ligne en sont un bon exemple. Une telle évolution aura certainement des répercussions sur l’immobilier, mais l’ampleur du bouleversement reste encore à déterminer.

Nous tenons d’ailleurs à mentionner que tous nos fonds d’actions canadiennes ainsi que nos trois portefeuilles en titres canadiens ont procédé à une réduction de leur exposition au secteur immobilier depuis le début de l’année, ou ont une exposition inférieure à celle de l’indice S&P/TSX. Certains de nos gestionnaires n’ont même aucune exposition à ce secteur actuellement.

Nous espérons avoir répondu à certaines questions que vous nous avez posées sur le sujet de l’immobilier. Cependant, si vous avez d’autres préoccupations, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseillère ou votre conseiller. Nous sommes là pour vous!

Stéphane Girard, MBA, CIMMD,Pl. Fin.
Gestionnaire de produits, Pratique professionnelle


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