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L’effet Trump a continué de se faire sentir sur l’économie et les marchés financiers durant le premier trimestre, mais un certain essoufflement a été observé par la suite. La Bourse américaine a moins bien fait en juin et quelques indicateurs récents inférieurs aux attentes pourraient faire en sorte que le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis soit encore ralenti, comme ce fut le cas lors des trois premiers mois de 2017.

Pour expliquer la situation, la plupart des analystes pointent du doigt le nouveau président américain, et plus précisément le fait qu’il n’ait pas réussi à répondre aux anticipations des marchés. Jusqu’ici, après 161 jours au pouvoir, l’administration Trump affiche un bilan plutôt mitigé et l’absence de consensus au sein du cabinet ainsi que les décisions controversées qui sont prises génèrent de la confusion, de l’incertitude et de la volatilité.

Voici quelques-uns des écueils qui se sont dressés au cours du premier semestre sur la route du chef de la Maison-Blanche et qui affaiblissent sa position, tout en faisant douter de sa capacité à réaliser son programme économique.

  • Incapacité à mettre en place les mesures procroissance qui ont contribué à le faire élire et qui suscitaient l’optimisme des entreprises et des investisseurs (baisses d’impôt, dépenses massives en infrastructures et autres).
  • Difficultés entourant l’implantation de la réforme du système de santé.
  • Suspension de deux moutures du décret migratoire interdisant l’entrée au pays des ressortissants de six pays musulmans et acceptation d’une version partielle.
  • Accusations de tentative d’obstruction à la justice dans le cadre de l’enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale et confusion dans les événements ayant mené au congédiement du directeur du FBI.
  • Approbation de divers projets de pipelines controversés.
  • Augmentation des dépenses au ministère de la Défense, au détriment de celles en recherche médicale et en environnement.

Les États-Unis s’orientent-ils vers un repli sur eux-mêmes?
Alors que les États-Unis ont toujours été reconnus comme un leader mondial sur lequel de nombreux pays pouvaient compter, aussi bien politiquement que commercialement, il semble clair que le président Trump souhaite remettre en question cette volonté de rayonner à l’échelle de la planète. S’appuyant sur des slogans tels que Make America Great Again! et America First!, il est passé à l’action en privilégiant :

  • des décisions axées avant tout sur le bien-être des travailleurs américains et de leurs familles;
  • un retrait du Partenariat transpacifique et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques;
  • la renégociation de l’ALENA;
  • l’instauration éventuelle d’une taxe frontalière visant à inciter les entreprises à relocaliser leurs activités de production manufacturière sur le territoire américain;
  • l’imposition de droits compensatoires sur le bois d’œuvre canadien allant dans certains cas jusqu’à 30 %;
  • la construction éventuelle d’un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Il faudra suivre de près les prochaines décisions du leader américain pour voir si sa volonté de défendre en priorité les intérêts du peuple américain nuira aux relations que les États-Unis ont établies avec des pays qui sont devenus au fil des ans des partenaires importants.

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