Mon compte

Ce qui saute aux yeux des investisseurs depuis plusieurs mois, c’est la robustesse du marché américain, qui semble carburer à plein régime. L’économie des États-Unis connaît une croissance qui dépasse les 4 %, les profits des entreprises sont en hausse alors que le taux de chômage est en recul constant. On remarque aussi une forte croissance sur le plan de la création d’emplois et, en août, les indices de marché ont grimpé à 3,7 % pour le S&P 500 et à 6,3 % en ce qui concerne le Nasdaq.

Toutes ces bonnes nouvelles incitent plusieurs investisseurs à vouloir revoir leur portefeuille de placements afin de profiter au maximum de la vigueur actuelle de ce marché. Est-ce avisé? Faisons ensemble un tour d’horizon de la situation.
Cavalier seul

La première chose qui saute aux yeux, c’est que les États-Unis sont la seule place boursière de la planète qui soit en hausse en 2018. Toutes les autres bourses mondiales connaissent des rendements négatifs, incluant l’Asie, les pays émergents et même l’Allemagne. De plus, les sources de rendement boursier aux États-Unis sont nettement concentrées dans le secteur des technologies, avec Amazon et Netflix en tête de peloton. Cette surreprésentation des titres technologiques est caractéristique du marché boursier américain et elle est plus importante que dans tous les autres marchés mondiaux.

Un équilibre fragile

Même si l’économie mondiale est en expansion, le prix des matières premières – cuivre, zinc, or, aluminium – est en forte baisse. La force du dollar américain fragilise les pays émergents, dont la dette souveraine est souvent en devise américaine. Qui plus est, les hausses du taux directeur aux États-Unis en 2018 ont augmenté le service de cette dette.

Il faut aussi se rendre à l’évidence que le bilan positif des entreprises et la hausse des indices boursiers américains sont dus en grande partie à la réforme fiscale mise en place par l’administration Trump. Cette surchauffe, dont la portée à moyen et à long terme est encore inconnue, risque cependant de s’essouffler…

Du sable dans l’engrenage

Le revers de cette médaille? La guerre tarifaire entre les États-Unis et la Chine. Fidèle à ses promesses électorales (America First!), le président Trump a instauré des tarifs commerciaux sur des centaines de milliards de produits en provenance de la Chine, qui a évidemment répliqué. Cette guerre tarifaire n’augure rien de bon : non seulement constitue-t-elle une menace pour le commerce mondial, mais elle sème aussi des doutes chez les investisseurs et elle mine la confiance des entreprises.

Des styles qui s’opposent : valeur et croissance


Pour vous permettre de mieux comprendre la situation actuelle, voici comment les actions d’un portefeuille de placements peuvent être gérées :

Style valeur
Style croissance
Le gestionnaire cherche à dénicher des sociétés dont les titres sont peu dispendieux ou dont le ratio cours/bénéfice est bas par rapport à ceux du marché. C’est un style qui mise sur le long terme. Le style croissance compte sur des perspectives de bénéfices prometteuses. Le gestionnaire recherche des sociétés qui ont une forte croissance des profits et des ventes, et envers lesquelles les attentes sont élevées.

Les performances de ces différents styles sont cycliques et dépendent de différents facteurs peu prévisibles.

  • Actuellement, les titres de croissance ont la cote sur les marchés.
  • À la sortie de la crise financière de 2008, le style dividende avait été particulièrement favorisé, et ce, durant la presque totalité de la reprise boursière, les investisseurs échaudés recherchant une plus grande sécurité et prévisibilité pour leurs placements.
  • Sur le long terme, les rendements générés par les différents styles sont à peu près équivalents.
Piège ou opportunité?


Devant la poussée du marché américain, vous pourriez être tenté d’oublier votre politique de placement ou de changer d’approche si vous êtes en Gestion privée. Pourquoi ne pas profiter de cette manne que semble déverser le marché américain?

Tout d’abord, sachez que nous suivons la situation actuelle de très près et que nos gestionnaires de portefeuille cherchent toujours à saisir les meilleures opportunités des marchés grâce à la diversification des portefeuilles. Le positionnement de nos fonds en témoigne :

  • La majorité de nos Portefeuilles FDP s’est classée favorablement en 2018, particulièrement nos Portefeuilles FDP Équilibré, Équilibré croissance et Équilibré revenu, ainsi que notre Portefeuille FDP Actions canadiennes.
  • Les Portefeuilles FDP axés sur les dividendes étaient en retrait par rapport aux performances des indices durant l’année, compte tenu de la conjoncture actuelle qui favorise presque exclusivement les titres qui versent peu ou pas de dividendes ou qui ont un profil de risque plus élevé.
Quelques notions de base

  • Votre profil d’investisseur reflète vos objectifs personnels et professionnels, votre tolérance au risque et votre horizon de placements. Il a été établi grâce à un questionnaire, que vous avez complété avec votre conseiller lors de l’ouverture de votre compte à la Financière.
  • Des changements peuvent survenir au cours de votre vie, qui modifieront votre profil. Avisez votre conseiller de ces changements.
  • Votre politique de placement est élaborée d’après votre profil d’investisseur. Elle vise à protéger vos avoirs et à vous permettre d’atteindre vos objectifs.
  • Vouloir la modifier uniquement pour augmenter le rendement à court terme est une manœuvre risquée.
  • Chercher à anticiper les réactions des marchés est également risqué. N’oubliez pas que votre patrimoine est le travail de toute une vie.
Préservez votre tranquillité d’esprit

Malgré l’emballement actuel pour le marché américain, nous vous incitons à la prudence. En tant que gestionnaires de votre patrimoine, nous vous recommandons d’éviter les réactions intempestives face aux événements des marchés.

  • Si vous avez des doutes ou des questionnements, discutez avec votre conseiller. Il est la personne la mieux qualifiée pour aborder ce sujet avec vous et il a accès à l’expertise de toute notre firme, que ce soit en placements, en fiscalité ou en planification financière.

Nous continuons de surveiller étroitement les marchés et suivons l’évolution des portefeuilles. Le savoir-faire de nos équipes est à votre service, en tout temps.

François Landry, Premier vice-président et chef des placements / Senior Vice-President and Chief Investment OfficerFrançois Landry, CFA

Premier vice-président et chef des placements

François Lavoie, B.A.A., B.A., Adm.A, Pl. Fin.

Premier vice-président, Gestion de patrimoine

 

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.