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Ce qui a fait bouger les marchés en juillet

  • Après un premier semestre difficile, les marchés boursiers et obligataires ont enfin affiché des résultats positifs pour le mois de juillet.
  • Les banques centrales mondiales ont continué leurs campagnes de hausses de taux.
  • Le risque de stagflation demeure présent, si la croissance économique ralentit fortement sans s’accompagner d’une baisse de l’inflation.

SURVOL DES BOURSES MONDIALES

Pays

Indice

Rendement
(du 1er au 31 juillet 2022)

Évolution

Rendement cumulatif
(depuis le 1er janvier 2022)

Canada

S&P/TSX

+4,66 %

-5,68 %

États-Unis

S&P 500

+8,49 %

-11,32 %

Nasdaq

+11,64 %

-19,32 %

Bourses internationales

EAFE

+4,28 %

-14,34 %

Pays émergents

-0,91 %

-16,64 %

Chine

MSCI Chine

-10,10 %

-18,53 %

*Tous les chiffres sont en devise canadienne.
Source : Morningstar Direct.

Événements marquants

Les taux directeurs mènent le bal

Les augmentations des taux directeurs par les banques centrales se poursuivent, à une cadence plus rapide et selon des accroissements plus importants que ce qui était anticipé durant les derniers mois.

  • Le 13 juillet, la Banque du Canada a augmenté son taux directeur de 1 % alors que les attentes étaient de 0,75 %;
  • La Fed (Réserve fédérale américaine) a augmenté le sien de 0,75 % en juillet également. Cependant, le ton du message de Jerome Powell, le président de la Fed, laissait entendre que les prochaines hausses seraient sans doute moins importantes et que l’essentiel du travail était déjà fait. La forte création d’emplois aux États-Unis en juillet laisse à penser que la Fed devra peut-être hausser les taux encore davantage pour ralentir l’économie qui roule à plein régime.
  • La Banque centrale européenne (BCE) a, pour sa part, haussé son taux directeur de 0,50 %, ce qui constitue un premier relèvement depuis 2012.

L’objectif exprimé par les banques centrales reste toujours le même : réduire très rapidement l’inflation, quitte à ralentir de façon importante la croissance économique et à risquer une récession.

Réactions des marchés boursiers

Les marchés obligataires et boursiers continuent de réagir aux messages des banques centrales. Ils attendent toujours d’avoir une meilleure idée de l’ampleur des hausses et de la rapidité de leur entrée en vigueur pour se stabiliser et réévaluer le prix des actions et des obligations. Le changement de ton de Jerome Powell lors de la dernière annonce de la Fed, combiné à la divulgation des résultats trimestriels encourageants des entreprises aux États-Unis, a poussé les marchés à la hausse.

Malgré tout, les craintes perdurent concernant l’effet combiné des hausses de taux et de la réduction des bilans financiers de la banque centrale, qui pourrait résulter en une récession globale. D’ailleurs, le PIB du deuxième trimestre a été négatif aux États-Unis, et ce, pour un deuxième trimestre consécutif, ce qui donne le signal d’une récession technique.

Situation de l’emploi

Aux États-Unis, la création d’emplois a été encore une fois plus élevée qu’anticipé à 528 000 par rapport aux 250 000 emplois attendus. Le taux de participation de la population active a diminué, passant de 62,2 % à 62,1 %, ce qui est légèrement négatif puisque des gens en âge de travailler se retirent de la recherche active d’emploi. En ce qui concerne le taux de chômage, il a légèrement chuté de 3,6 % à 3,5 %. Le salaire horaire a augmenté de 5,2 % depuis l’année dernière surpassant les attentes qui se situaient à 4,9 %. Le marché de l’emploi reste donc en excellente santé.

La création d’emploi au Canada a de nouveau été plus faible que prévu avec une perte de 30 600 emplois par rapport à la création attendue de 15 000 emplois. Ces pertes concernent autant les emplois à temps plein qu’à temps partiel. Il faut souligner que les baisses ne sont pas principalement provoquées par des mises à pied, mais plutôt par le nombre de travailleurs qui quittent le marché du travail. Le taux de chômage est resté stable à 4,9 % puisque le taux de participation de la population active a diminué, passant de 64,9 % à 64,7 %

Le phénomène de pénurie de main-d’œuvre est aussi présent au Canada qu’aux États-Unis.

Résultats – obligations canadiennes

L’indice des obligations universelles FTSE Canada, regroupant les obligations, a affiché un rendement négatif de 8,8 % depuis le début de l’année.
(Source : Morningstar Direct)

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Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Pour réduire les risques dans les portefeuilles, plusieurs mesures ont été mises en place par nos gestionnaires de placements internes et externes depuis le début de l’année.

Nous avions conservé une pondération élevée de titres boursiers canadiens qui réagissent positivement dans un environnement inflationniste et de demande importante pour les métaux et l’énergie. Au niveau tactique, nous avons réduit ce poids en juillet pour adopter une position plus neutre.

Nos gestionnaires investissent dans des titres de qualité, moins volatils. Ils cherchent aussi à privilégier les entreprises qui ont la capacité de transmettre les hausses de coûts, limitant ainsi l’effet de l’inflation sur leurs marges de profit.

Pour ce qui est du revenu fixe, des stratégies limitant l’effet négatif des hausses de taux sur les portefeuilles sont toujours en vigueur, et ce, depuis le début de l’année également.

Principaux risques

  • La possibilité d’un épisode de stagflation, c’est-à-dire d’une croissance économique anémique et d’une inflation élevée, est toujours présente. Cette situation est négative pour les marchés boursiers.
  • Une politique monétaire trop restrictive pourrait causer un important ralentissement économique ou même une récession.
  • Une récession importante pourrait sévir en Europe si l’Allemagne décidait de couper l’ensemble des importations de gaz russe.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous continuons de suivre en juillet.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis

Les hausses de taux se poursuivent et les banques centrales sont agressives dans leurs actions afin de réduire les pressions inflationnistes.

Indice global des directeurs d’achats 

Les indications des acheteurs sont plus nuancées que durant les derniers mois. En juillet, plusieurs pays ont vu leur indicateur passer sous la barre des 50, ce qui indique une contraction dans les intentions des acheteurs.

Taux d’inflation

Le taux d’inflation dépasse de loin la cible des banques centrales, ce qui les oblige à hausser les taux directeurs. La réduction du prix du pétrole et la reprise des exportations de céréales provenant de l’Ukraine devrait entraîner une certaine baisse de l’inflation.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements
Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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