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Ce qui a fait bouger les marchés en juin

  • Encore un mois difficile pour les marchés boursiers mondiaux.
  • Les signes de stabilisation de l’inflation se font attendre et le risque de stagflation est toujours présent.

SURVOL DES BOURSES MONDIALES

Pays

Indice

Rendement
(du 1er au 30 juin 2022)

Évolution

Rendement cumulatif
(depuis le 1er janvier 2022)

Canada

S&P/TSX

-8,71 %

-9,87 %

États-Unis

S&P 500

-6,43 %

-18,26 %

Nasdaq

-6,84 %

-27,73 %

Bourses internationales

EAFE

-7,48 %

-17,86 %

Pays émergents

-4,79 %

-15,88 %

Chine

MSCI Chine

8,67 %

-9,38 %

*Tous les chiffres sont en devise canadienne.
Source : Morningstar Direct.

Événements marquants

Taux directeurs toujours en hausse

En lien avec l’énoncé des banques centrales concernant des augmentations successives et rapides des taux directeurs, la Banque du Canada a augmenté son taux de 0,5 % le 1er juin et la Fed a relevé le sien de 0,75 % le 15 juin.

Des commentaires émis par la Banque du Canada les 1er et 2 juin laissent entendre que les hausses pourraient être plus fortes qu’anticipées puisque la cible fixée pourrait atteindre 3,50 % à la fin de 2022. Une nouvelle majoration de 1 % de la part de la Banque du Canada est entrée en vigueur le 13 juillet.

Réduire son bilan… lentement

La réduction du bilan de la Fed a débuté tel que prévu en juin, à un rythme ralenti qui devrait s’accélérer, pour ensuite se stabiliser après une période initiale de trois mois. Selon cette réduction, des obligations venant à échéance et le montant du versement des coupons sur les obligations détenues par la banque centrale ne seront plus réinvestis, ce qui aura le même effet qu’une hausse des taux d’intérêt.
Les actions entreprises par les banques centrales canadienne et américaine pour réduire l’inflation risquent toujours de ralentir significativement la croissance économique et de provoquer une récession.

Les mois se suivent et se ressemblent

Les marchés obligataires et boursiers continuent de réagir aux messages des banques centrales. Ils craignent que leurs actions ne soient trop agressives et ne causent une récession globale.

L’ampleur des hausses de taux qui sera requise pour abaisser l’inflation et entraîner une réévaluation du prix des actions et des obligations reste encore à déterminer. Les marchés pourront sans doute se stabiliser lorsque ce point sera atteint.

Plusieurs facteurs sont en jeu, dont l’effet des hausses de taux sur la demande de biens et services, et l’issue reste incertaine. Les prix de l’alimentation et de l’énergie échappent à la règle, mais exercent une pression inflationniste importante. Cette période d’instabilité favorise la volatilité des marchés.

Résultats des entreprises

Les résultats des entreprises pour le deuxième trimestre commenceront bientôt à être publiés. Dans ce contexte, les commentaires des équipes de direction sont très attendus afin d’évaluer les prévisions de profits pour les prochains trimestres.

Du côté international

La gestion de la dernière vague de COVID-19 en Chine a eu un succès très mitigé. La politique de tolérance zéro des gouvernants nuit au rétablissement des chaînes d’approvisionnement.

Situation de l’emploi

Aux États-Unis, la création d’emplois a été encore une fois plus élevée que ce qui était anticipé avec 372 000 nouveaux emplois, comparativement aux 265 000 attendus. Le taux de participation de la population active a cependant diminué, passant de 62,3 % à 62,2 %, ce qui est légèrement négatif, puisque des gens en âge de travailler cessent leur recherche active d’emploi. Pour ce qui est du taux de chômage, il est toujours stable à 3,6 %.  Le marché de l’emploi affiche encore une bonne santé.

La création d’emplois au Canada a été plus faible que prévu avec une perte de 43 200 emplois, comparativement à une création attendue de 22 500 nouveaux emplois. Ces pertes se dénombrent en majeure partie parmi les emplois à temps partiel. Le taux de chômage est passé de 5,1 % à 4,9 %, en lien avec une diminution du taux de participation de la population active au marché du travail, qui est passé de 65,3 % à 64,9 %

Le phénomène de pénurie de main-d’œuvre continue de produire ses effets, autant au Canada qu’aux États-Unis.

Résultats – obligations canadiennes

L’indice des obligations universelles FTSE Canada, regroupant les obligations, a affiché un rendement négatif de 12,23 % depuis le début de l’année.
(Source : Morningstar Direct)

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Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Nos gestionnaires internes et externes poursuivent les mesures mises de l’avant depuis le début de l’année afin de réduire les risques dans les portefeuilles.

Pour nos clients, nous avons conservé une pondération élevée de titres boursiers canadiens qui réagissent positivement dans un environnement inflationniste et de demande importante pour les métaux et l’énergie.

Nos gestionnaires continuent d’investir dans des titres de qualité, qui sont moins volatils. Ils cherchent aussi à privilégier les entreprises qui ont la capacité de transférer leurs hausses de coûts, afin de limiter l’effet de l’inflation sur leurs marges de profit.

Pour ce qui est des titres de revenu fixe, nous maintenons certaines stratégies afin de limiter l’effet négatif des hausses de taux sur les portefeuilles.

Principaux risques

  • La possibilité d’un épisode de stagflation, c’est-à-dire d’une croissance économique anémique et d’une inflation élevée, est toujours présente. Cette situation est négative pour les marchés boursiers.
  • Une politique monétaire trop restrictive pourrait causer un important ralentissement économique ou même une récession.
  • Une récession importante pourrait sévir en Europe si l’Allemagne décidait de couper l’ensemble des importations de gaz russe.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous continuons de suivre en juin.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis

Les hausses de taux se poursuivent et les banques centrales sont agressives dans leurs actions visant à réduire les pressions inflationnistes.

Indice global des directeurs d’achats 

Les indications des acheteurs surpassent toujours la barre de 50 dans les pays développés, ce qui signale une expansion économique. L’indicateur des pays émergents est maintenant supérieur à 50, à cause surtout d’un retour de la croissance en Chine.

Taux d’inflation

Le taux d’inflation dépasse encore la cible des banques centrales, ce qui les oblige à augmenter les taux directeurs. La guerre d’Ukraine augmente les coûts de la composante énergie, mais a aussi une influence inflationniste sur ceux de l’alimentation, deux facteurs sur lesquels les actions des banques centrales ont un effet mitigé. La stratégie du zéro COVID de la Chine a des répercussions négatives sur les chaînes d’approvisionnement, ce qui augmente par le fait même les pressions sur l’inflation.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements
Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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