Actualité financière retour sur le mois ⋆
Financière des professionnels
 
Mon compte

Ce qui a fait bouger les marchés en septembre

  • Les nouvelles économiques sont généralement bonnes mais l’inflation reste élevée, une situation à laquelle les marchés boursiers réagissent négativement.

SURVOL DES BOURSES MONDIALES

Pays

Indice

Rendement
(du 1er au 30 septembre 2022)

Évolution

Rendement cumulatif
(depuis le 1er janvier 2022)

Canada

S&P/TSX

-4,26 %

-11,14 %

États-Unis

S&P 500

-4,74 %

-17,18 %

Nasdaq

-6,04 %

-26,03 %

Bourses internationales

EAFE

-4,89 %

-20,69 %

Pays émergents

-7,38 %

-20,76 %

Chine

MSCI Chine

-10,35 %

-25,19 %

*Tous les chiffres sont en devise canadienne.
Source : Morningstar Direct.

Événements marquants

Bonnes nouvelles, mauvaises nouvelles

Depuis des mois, les poussées inflationnistes bouleversent les économies mondiales, et ce, de façon globale. Cette conjoncture instable, provoquée par des évènements géopolitiques et macroéconomiques, a un impact majeur sur les marchés boursiers et obligataires : c’est une variable décisive dans le comportement des marchés.

Rappelons que la plupart des banques centrales ont pour mission d’assurer la stabilité de leur système financier et donc, des prix. Face aux fortes hausses de l’inflation, elles ont imposé des majorations de leur taux directeur afin de ramener cette inflation à la cible, qui se situe à environ 2 %.

Dans ce contexte, une création d’emplois plus forte qu’anticipée est perçue comme un facteur d’accélération de l’économie, qui favorise les flambées inflationnistes. Face à une nouvelle accélération, les banques centrales doivent relever leur taux directeur encore davantage pour tenter de freiner l’économie. Par ricochet, leurs interventions font reculer les indices boursiers.

Tant et aussi longtemps que l’inflation et, conséquemment, le niveau des taux d’intérêt requis pour la réduire ne seront pas stabilisés, les marchés continueront d’être volatils.

C’est pourquoi toutes les rencontres des banques centrales, que ce soit celles de la Fed, de la Banque du Canada ou des banques européennes, et toutes les données officielles concernant l’évolution de l’inflation qui sont publiées, sont considérées comme des évènements marquants à l’échelle mondiale.

Troisième trimestre pour les entreprises

Les résultats des entreprises pour le 3e trimestre seront publiés au cours des prochaines semaines. Ces publications sont l’occasion pour les équipes de direction de ces entreprises de divulguer leur point de vue sur différents enjeux, dont l’économie et la gestion des coûts. À suivre…

Situation de l’emploi

Aux États-Unis, la création d’emplois a été, encore une fois, plus élevée qu’anticipée à 263 000 comparativement aux 255 000 emplois attendus. Le taux de participation de la population active a diminué, passant de 62,4 % à 62,3 %. Une telle baisse constitue un élément négatif puisqu’elle signale une réduction du nombre de gens qui travaillent ou qui cherchent activement un emploi. Cette contraction explique aussi pourquoi le taux de chômage est passé de 3,7 % à 3,5 %. Par ailleurs, le salaire horaire, qui était en hausse de 5 % depuis l’année dernière, a faibli et s’aligne avec les attentes, affichant une baisse par rapport à son niveau du mois d’août, qui se chiffrait à 5,2 %. Le marché de l’emploi reste en excellente santé.

Au Canada, plus d’emplois ont été créés que ce qui était anticipé, alors que 21 100 nouveaux emplois sont devenus disponibles, comparativement aux 20 000 attendus. Le taux de participation de la population active a diminué, ce qui est également un élément négatif. Il est passé de 64,8 % à 64,7 %, entraînant également une baisse du taux de chômage, qui a chuté de 5,4 % à 5,2%.  En hausse de 5,2 % depuis l’année dernière, le salaire horaire a faibli, n’atteignant pas les attentes de croissance à 5,6%. Le marché de l’emploi canadien affiche lui aussi une très bonne santé.

Le phénomène de pénurie de main-d’œuvre continue d’être ressenti autant au Canada qu’aux États-Unis.

Résultats – obligations canadiennes

L’indice des obligations universelles FTSE Canada, regroupant les obligations, a affiché un rendement négatif de 11,78% depuis le début de l’année.

(Source : Morningstar Direct)

Comportement de nos fonds

Voir nos rendements

Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Les mesures de réduction des risques mises en place dans les portefeuilles par nos gestionnaires internes et externes se poursuivent.

Nous avions initialement privilégié une pondération élevée de titres boursiers canadiens parce qu’ils réagissent positivement dans un environnement inflationniste et de demande importante d’énergie. Après une réduction tactique de la pondération des titres canadiens en juillet dernier, nous avons opté pour une position plus neutre. Nous sommes maintenant également neutres dans toutes les régions géographiques et avons un biais positif envers le Japon, par rapport à l’Europe.

Selon leur mandat, nos gestionnaires investissent dans des titres de qualité, qui sont moins volatils. Ils cherchent aussi à privilégier les entreprises qui ont la capacité de transférer les hausses de coûts et donc de limiter l’effet de l’inflation sur leurs marges de profit.

Quant au revenu fixe, certaines stratégies sont toujours en place pour limiter l’effet négatif des hausses de taux sur les portefeuilles.

Principaux risques

  • La possibilité d’un épisode de stagflation, c’est-à-dire d’une croissance économique anémique et d’une inflation élevée, est toujours présente. Cette situation est négative pour les marchés boursiers.
  • Une politique monétaire trop restrictive pourrait causer un important ralentissement économique ou même une récession.
  • Une récession importante pourrait sévir en Europe si l’hiver prochain s’annonce difficile en termes de conditions climatiques et de chutes prononcées et persistantes des températures.
  • Une escalade du conflit en Ukraine pourrait déborder sur d’autres pays européens.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous avons continué de suivre en septembre.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis

Les hausses de taux se poursuivent et les banques centrales sont agressives dans leurs actions afin de réduire les pressions inflationnistes. Les hausses pourraient être plus importantes qu’anticipées et les taux rester à des niveaux élevés plus longtemps que prévu.

Indice global des directeurs d’achats

Les indications des acheteurs sont plus nuancées qu’au cours des derniers mois. Plusieurs pays, principalement en Europe, ont vu leurs indicateurs stagner sous la barre des 50, ce qui indique une contraction dans les intentions des directeurs d’achats.

Taux d’inflation

Le taux d’inflation continue de dépasser significativement la cible fixée par les banques centrales, ce qui oblige celles-ci à augmenter leur taux directeur. La tendance à la baisse du taux d’inflation, maintenant amorcée, devrait se poursuivre.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements
Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

Nous contacter