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Ce qui a fait bouger les marchés en août

  • Les déclarations de Jerome Powell à Jackson Hole ont suscité de vives réactions dans les marchés.
  • Les craintes de stagflation perdurent.

SURVOL DES BOURSES MONDIALES

Pays

Indice

Rendement
(du 1er au 31 août 2022)

Évolution

Rendement cumulatif
(depuis le 1er janvier 2022)

Canada

S&P/TSX

-1,61 %

-7,19 %

États-Unis

S&P 500

-1,96 %

-13,06 %

Nasdaq

-2,43 %

-21,28 %

Bourses internationales

EAFE

-2,65 %

-16,61 %

Pays émergents

+2,63 %

-14,45 %

Chine

MSCI Chine

+2,43 %

-16,55 %

*Tous les chiffres sont en devise canadienne.
Source : Morningstar Direct.

Événements marquants

La tornade créée par Jerome Powell

Au cours des derniers jours du mois de juillet, la Réserve fédérale américaine (Fed) avait annoncé une hausse de son taux directeur de 0,75 %. Le ton du message de son président, Jerome Powell, laissait présumer que les prochaines hausses seraient moins importantes et que l’essentiel de l’effort de stabilisation de l’inflation était déjà fait.

Lors de la conférence de presse tenue à Jackson Hole le 26 août 2022, M. Powell a changé d’intonation. Il a prononcé un discours véhément d’une durée de 8 minutes qui a eu pour effet de provoquer une chute brutale des marchés boursiers américains, l’indice S&P 500 perdant plus de 3 % et terminant le mois à la baisse.

Dans son propos, il a énoncé clairement que l’importance du combat contre l’inflation était telle qu’elle a préséance sur le maintien de la croissance économique et que les taux directeurs pourraient rester élevés encore longtemps.

Dans la même ligne de pensée, la Banque du Canada annonçait le mercredi 7 septembre une troisième hausse consécutive de son taux directeur. Avec cette nouvelle majoration de 0,75 %, le taux se situe maintenant à 3,25 %

Les marchés continuent de réagir…

Les marchés obligataires et boursiers réagissent encore aux messages des banques centrales. Leur stabilisation sera sans doute tributaire de l’ampleur des hausses de taux et de la rapidité de leur implantation en vue de maîtriser l’inflation. Alors seulement les investisseurs pourront-ils avoir une idée juste de la réévaluation qui s’ensuivra des actions et des obligations.

Et toujours la stagflation…

Le risque de stagflation demeure présent. Un ralentissement trop accentué de la croissance économique sans baisse concomitante de l’inflation favoriserait son apparition.

Le marché de l’emploi en bonne forme

Aux États-Unis, la création d’emplois a été encore une fois plus élevée qu’anticipé avec 315 000 nouveaux emplois comparativement aux 298 000 attendus. Le taux de participation de la population active a augmenté cette fois, ce qui est perçu comme un élément positif puisqu’un plus grand nombre de gens travaillent ou cherchent activement un emploi. Ce chiffre est passé de 62,1 % à 62,4 %, une augmentation qui explique aussi pourquoi le taux de chômage est passé de 3,5 % à 3,7 %. Le salaire horaire, en hausse de 5,2 % depuis l’année dernière, est resté stable et sous les attentes de 5,3 %. Le marché de l’emploi est donc toujours en excellente santé.

La création d’emplois au Canada a encore une fois été plus faible que prévu, accusant une perte de 39 700 emplois par rapport à la création attendue de 15 000 nouveaux postes. Ce déficit touche principalement les emplois à temps plein (-77 200) alors qu’il y a eu création d’emplois à temps partiel (37 500). Le taux de chômage a grimpé à 5,4 % sous l’effet du recul, mais aussi en raison de l’augmentation du taux de participation de la population active, qui est passé de 64,7 % à 64,8 %.

Le phénomène de pénurie de main-d’œuvre continue d’avoir des répercussions autant au Canada qu’aux États-Unis.

Résultats – obligations canadiennes

L’indice des obligations universelles FTSE Canada, regroupant les obligations, a affiché un rendement négatif de 10,3% depuis le début de l’année.

(Source : Morningstar Direct)

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Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Depuis le début de l’année, nos gestionnaires internes et externes ont pris plusieurs mesures pour réduire les risques dans les portefeuilles.

  • Après avoir conservé une pondération élevée de titres boursiers canadiens qui réagissent positivement dans un environnement inflationniste et de demande importante pour les métaux et l’énergie, nous avons décidé, du point de vue tactique, de réduire cette pondération en juillet dernier pour adopter une position plus neutre.
  • Nos gestionnaires investissent dans des titres de qualité, qui sont moins volatils. Les entreprises privilégiées sont celles qui ont la capacité de transférer les hausses de coûts et donc de limiter l’effet de l’inflation sur les marges de profit.
  • Pour ce qui est des titres de revenu fixe, certaines stratégies sont toujours en place pour limiter l’effet négatif des hausses de taux sur les portefeuilles.

Principaux risques

  • La possibilité d’un épisode de stagflation, c’est-à-dire d’une croissance économique anémique et d’une inflation élevée, est toujours présente. Cette situation est négative pour les marchés boursiers.
  • Une politique monétaire trop restrictive pourrait causer un important ralentissement économique ou même une récession.
  • Une récession importante pourrait sévir en Europe si l’hiver prochain s’avère difficile en termes de basses températures ou de conditions climatiques extrêmes.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous continuons de suivre en août.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis

Les taux continuent de grimper et les banques centrales se montrent agressives dans leurs actions pour réduire les pressions inflationnistes. Les hausses pourraient être plus importantes qu’initialement anticipé et les taux pourraient rester à des niveaux élevés plus longtemps que prévu.

Indice global des directeurs d’achats

Les indications des acheteurs sont plus nuancées que durant les derniers mois. En août, plusieurs pays, qui avaient vu leur indicateur passer sous la barre des 50, ont connu un second mois de contraction dans les intentions des directeurs d’achats.

Taux d’inflation

Les taux d’inflation continuent de surpasser la cible des banques centrales, provoquant de nouvelles augmentations des taux directeurs pour tenter de les stabiliser.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements
Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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