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Après avoir connu des difficultés en octobre, les bourses se sont ressaisies au mois de novembre. Malgré une volatilité bien présente sur les marchés, ceux-ci ont conclu la période sur une bonne note. La crainte d’un ralentissement économique se fait sentir, mais l’espoir d’une pause dans la guerre commerciale entre Washington et Pékin ainsi que le ralentissement du resserrement de la politique monétaire aux États-Unis et au Canada encouragent les investisseurs.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales
  • Les bourses se sont bien comportées aux États-Unis en novembre. L’indice S&P 500 a progressé de 3,2 % pendant que le Nasdaq s’appréciait de 1,6 %, ayant été ralenti par l’instabilité des titres technologiques.
  • Au Canada, l’indice-phare de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, a crû de 1,4 % malgré la chute du prix du baril de pétrole en fin de mois.
  • Les places boursières internationales ont enregistré des performances positives, comme le reflète la hausse de 1 % de l’indice EAFE.
  • Les actions des pays émergents ont grimpé de 5,3 % alors qu’en Chine, les marchés boursiers concluaient la période avec une augmentation de 8,6 %.

*Tous les chiffres de cette section ont été convertis en devise canadienne. 

Événements marquants

  • Après avoir atteint 65 $US durant le mois, le prix du baril de pétrole a fortement baissé pour se retrouver à 50 $US au 30 novembre. Les États-Unis ont accéléré leur production d’or noir et sont maintenant en tête à ce chapitre, ayant même devancé l’Arabie saoudite. L’OPEP prévoit par ailleurs réduire la production mondiale en décembre.
  • En ce qui concerne le pétrole canadien, les lacunes en matière de capacité de transport ont eu des conséquences négatives pour les producteurs albertains, qui obtiennent des prix de vente très faibles. Le gouvernement de l’Alberta a annoncé dès les premiers jours de décembre que le niveau de production sera réduit de 8,7 % le 1er janvier 2019.
  • Le président de la Réserve fédérale américaine a tenu des propos plus nuancés que ceux qui avaient provoqué une correction boursière en octobre. Le marché s’attend maintenant à une pause dans les hausses de taux après la majoration prévue en décembre.
  • Près de 95 000 emplois ont été créés au Canada durant la période, ce qui dépasse largement les 10 000 nouvelles embauches qui étaient anticipées. Le taux de chômage se situe maintenant à 5,6 %.
  • Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché une performance positive pour le mois et jusqu’ici en 2018, leur rendement cumulatif est de 0,7 %.
  • Au tout début de décembre, l’annonce d’une trêve entre Washington et Pékin et la décision de la Banque du Canada de ne pas majorer son taux directeur ont favorisé les bourses à l’échelle de la planète.
  • Les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis, l’imposition par Washington de nouvelles sanctions contre l’Iran et la signature de l’Accord États-Unis Mexique Canada (AEUMCA) ont aussi eu des répercussions sur les places boursières.
Comportement de nos fonds

De façon générale, nos fonds ont obtenu un rendement supérieur au rendement  médian des fonds canadiens en novembre.

Notre veille stratégique

Principaux risques

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine demeure l’un des principaux facteurs pouvant freiner la croissance mondiale. Dans le cadre de discussions tenues lors du G20, Donald Trump et Xi Jinping ont convenu d’un répit dans la mise en place de nouveaux tarifs douaniers, une nouvelle qui a été bien accueillie partout dans le monde. Néanmoins, la conclusion d’une entente entre les deux superpuissances n’est toujours pas assurée et une poursuite du conflit n’annoncerait rien de bon.

Voici quelques risques géopolitiques qui pourraient aussi nuire à l’économie et aux marchés.

  • L’augmentation des tensions dans le monde à la suite de l’assassinat par des Saoudiens d’un journaliste en Turquie.
  • Les difficultés politiques observées au Royaume-Uni en marge des négociations sur le Brexit.
  • La contagion vers d’autres pays européens des problèmes politiques de l’Italie et de la France.
  • La possibilité que l’AEUMCA ne soit pas entériné par le Congrès américain, qui est majoritairement démocrate depuis les élections de mi-mandat de novembre.
Indicateurs fondamentaux

Deux indicateurs fondamentaux ont pris une nouvelle direction en novembre.

  • La prime de risque des obligations corporatives a augmenté en raison de l’accroissement des probabilités qu’un ralentissement économique survienne en 2019.
  • Le niveau de complaisance des investisseurs est devenu négatif et les marchés auraient déjà escompté en partie ce pessimisme. Les variations quotidiennes des bourses reflètent un certain état de panique et sur une base historique, le changement d’humeur des investisseurs coïncide avec la situation des marchés ou suit celle-ci de près.
Nos stratégies

La dépréciation d’environ 10 % des bourses enregistrée récemment a ébranlé les investisseurs, mais de tels mouvements ne sont pas inhabituels à l’étape du cycle économique où nous en sommes. Nous entretenons un sentiment d’optimisme prudent face aux marchés boursiers et c’est pourquoi nous avons accru la pondération en actions à 67,5 % dans le Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs, après l’avoir réduite à la suite de la forte baisse des places boursières.

Nous maintenons notre stratégie qui consiste à surpondérer les actions dans nos approches en Gestion privée, compte tenu des facteurs suivants :

  • la conjoncture favorable et le risque de récession peu élevé;
  • la progression soutenue des revenus et des bénéfices des entreprises;
  • l’évaluation raisonnable des titres boursiers malgré les hausses de novembre.

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

 

Source des données : Bloomberg

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