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En juin, les marchés boursiers à l’échelle de la planète ont enregistré une certaine instabilité en raison des craintes face à la guerre commerciale que les États-Unis ont déclenchée avec plusieurs de leurs partenaires commerciaux. Dans ce contexte tendu, les bourses nord-américaines ont cependant poursuivi leur progression en concluant le mois en territoire positif.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales
  • Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a crû de 0,5 % en juin, pendant que le Nasdaq affichait un gain de 0,9 %, grâce notamment à la bonne performance des secteurs liés à la consommation.
  • La Bourse canadienne a moins bien fait que le mois dernier, mais l’indice S&P/TSX s’est tout de même apprécié de 1,3 % grâce à une poussée du secteur de l’énergie.
  • En Europe, les places boursières de l’Allemagne et de la France ont peiné alors que celles de l’Espagne et de l’Italie prenaient du mieux, ce qui s’est traduit par une baisse globale de 0,65 % pour l’ensemble de la zone.
  • Victimes de l’incertitude ambiante, les bourses des pays émergents ont terminé la période avec un rendement de -4,5 %.
Événements marquants

  •  Avec la montée de 10,7 % du prix du baril de pétrole enregistrée en juin, celui-ci a maintenant crû de 22,6 % pour l’année. Les pressions à la hausse sur les cours proviennent de la réduction des inventaires américains, ainsi que des problèmes observés au Venezuela, en Libye et en Iran. Par ailleurs, l’excédent de production demandé par le président Trump à l’Arabie saoudite n’a pas suffi à stabiliser le prix de l’or noir.
  • Au cours du mois, les États-Unis ont concrétisé leurs visées protectionnistes en reportant à novembre la poursuite des négociations sur l’ALENA et en imposant d’importants droits de douane au Canada et à l’Europe, qui ont répliqué en leur servant la même médecine. L’administration Trump a aussi annoncé de nouveaux tarifs douaniers sur les importations en provenance de la Chine, qui a vite répondu de la même façon au début de juillet. Bref, les tensions commerciales entre les États-Unis et le reste du monde ont atteint un niveau jamais vu et cette situation contribue à faire grimper la nervosité sur les marchés.
  • La force de l’économie américaine et le spectre d’une guerre commerciale ont poussé les investisseurs à se tourner vers les titres obligataires du gouvernement des États-Unis. Les écarts de crédit se sont donc élargis et les obligations à haut rendement ont profité de la hausse du prix du pétrole.
  • La création d’emplois a été plus forte qu’anticipé aux États-Unis et la progression des salaires légèrement moindre, ce qui est de bon augure pour la croissance économique du pays. Chez nous, une augmentation de l’emploi a aussi été observée même si le taux de chômage est un peu supérieur, en raison de l’accroissement de la population active.
  • Du côté des politiques monétaires, la Réserve fédérale américaine a majoré son taux directeur en juin et répétera l’exercice en septembre et décembre, alors que la Banque du Canada a relevé le sien le 13 juillet, ce qui laisse entrevoir une inflation plus présente pour la suite de 2018. De son côté, la Banque centrale européenne vise un arrêt de son programme de rachats d’actifs en décembre 2018 et une première bonification de taux depuis bien longtemps vers la fin de 2019.
Comportement de nos fonds

Nos fonds se sont généralement bien comportés durant le premier semestre de 2018. Mentionnons entre autres l’excellent positionnement de notre Portefeuille FDP Équilibré et de notre Portefeuille FDP Actions canadiennes, qui se retrouvent tous deux dans le premier décile du classement Morningstar pour ce semestre.

Notre veille stratégique

Principaux risques

Voici quelques risques que nous garderons particulièrement à l’oeil en juillet:

  • L’intensification probable de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine aurait vraisemblablement des conséquences négatives sur la croissance des profits des entreprises et des bourses.
  • Un resserrement trop rapide de la politique monétaire américaine étoufferait l’économie.
  • Les problèmes politiques vécus en Italie et en Espagne pourraient se répercuter sur les autres pays d’Europe et affaiblir toute la zone.
  • Les tensions qui secouent le Moyen-Orient après le retrait des Américains de l’accord sur le nucléaire iranien sont susceptibles de créer encore plus d’incertitude sur les marchés.
Indicateurs fondamentaux

Les principaux indicateurs fondamentaux ont peu évolué en juin. Parmi ceux qui se situent toujours à un niveau encourageant pour l’économie et les bourses, notons l’indice manufacturier global des directeurs d’achats, les nouvelles commandes et la création d’emplois aux États-Unis.

Nos stratégies

Nous maintenons toujours une surpondération en actions, bien que celle-ci ait été légèrement réduite au profit de l’encaisse. Nous privilégions les titres boursiers pour les raisons suivantes :

  • le risque de récession est peu élevé;
  • la menace d’une inflation incontrôlée reste faible;
  • la progression des revenus et des bénéfices des entreprises demeure soutenue;
  • l’évaluation des actions est raisonnable.

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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