Mon compte

Soutenus par une économie mondiale qui prend du mieux, les marchés boursiers ont poursuivi leur progression en mai, particulièrement ceux des pays émergents et de plusieurs États d’Asie.

Des hauts et des bas…

  • Les actions européennes ont bien fait, les investisseurs ayant été rassurés par l’élection sans ambiguïté du centriste Emmanuel Macron.
  • Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a atteint un nouveau record durant le mois, qu’il a conclu en territoire positif, malgré de mauvaises réactions face à plusieurs décisions et commentaires de Donald Trump.
  • Les bourses canadiennes ont pour leur part continué à faire du surplace, le S&P/TSX affichant même sa première performance mensuelle négative depuis janvier 2016.
  • Pendant ce temps en Chine, l’endettement excessif inquiète de plus en plus et les conséquences sur la croissance de la deuxième économie mondiale génèrent une certaine incertitude.
 Le défi de la Chine : contrôler la dette sans freiner l’économie

Pour la première fois depuis près de 30 ans, l’Agence Moody’s a abaissé en mai la cote de crédit de la Chine, évaluant que l’accroissement du volume total de la dette et le ralentissement du potentiel de croissance devraient nuire à la solidité financière du pays. Il est vrai que depuis 2008, la dette globale du géant asiatique n’a cessé de croître, comme le démontre le graphique ci-dessous.

Source: Global Market Drivers

 

À la fin de 2016, la dette chinoise équivalait à 266 % du PIB et elle a encore augmenté jusqu’ici en 2017, à un moindre rythme cependant, en raison des mesures mises en place par le gouvernement communiste. Celles-ci, qui visent à réduire le levier financier et le recours au système bancaire parallèle, pourraient éventuellement avoir des effets néfastes sur l’économie de l’empire du Milieu… et de tout le reste du monde.

Le huard inspire un sentiment de pessimisme

Les positions à découvert sur le dollar canadien ont atteint un niveau record en mai, ce qui indique un sentiment de pessimisme très élevé par rapport à la devise canadienne. Laissant de côté les résultats enviables de l’économie du Canada au premier trimestre, les investisseurs ont plutôt mis l’accent sur les facteurs suivants : la baisse du prix du pétrole, la menace des États-Unis de se retirer de l’accord de libre-échange nord-américain, la diminution de la cote de crédit des banques canadiennes par l’agence Moody’s et la perception à l’étranger que la surchauffe du secteur immobilier en Ontario aurait un impact important sur la croissance de l’économie du pays.

Le huard a atteint un creux de 0,7290 $US au début du mois de mai, en raison principalement de l’élargissement des écarts de taux d’intérêt entre le Canada et les États-Unis. Plusieurs analystes estiment que cette situation devrait se poursuivre, ce qui modère les attentes face à une remontée significative de notre dollar pour cette année.

Les FANGMA : au cœur de la croissance des bourses américaines

Affichant des évaluations supérieures à la moyenne historique, les titres boursiers américains laissent entrevoir un faible potentiel de rendement à court terme. En fait, si le S&P 500 a progressé de près de 7 % jusqu’ici en 2017, c’est en très grande partie grâce aux excellents rendements des FANGMA (Facebook, Amazon, Netflix, Google, Microsoft et Apple), qui comptent pour 12 % de l’indice.

À titre d’exemple, l’action du géant du commerce en ligne Amazon a franchi en mai le seuil symbolique de 1 000 $ l’action. Selon les observateurs, ces entreprises devraient continuer à tirer les principaux indices américains vers le haut, grâce notamment au développement de nouvelles technologies en matière d’intelligence artificielle, de robotisation, de réalité augmentée et autres.

L’administration Trump fait toujours des vagues

Le mois de mai a été particulièrement mouvementé pour le président Trump et partout dans le monde, les doutes s’intensifient face à sa capacité à mettre en place son programme économique. Une possible tentative d’obstruction à la justice dans le cadre de l’enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale, le limogeage du directeur du FBI, des révélations sur des questions sensibles de sécurité et de renseignements, des commentaires déplacés au sujet des pratiques commerciales de l’Allemagne et le retrait de l’Accord de Paris sur le climat ne sont que quelques-unes des situations problématiques qu’il a provoquées. Au lieu de jouer un rôle de rassembleur, le leader américain divise et il représente un risque important qui pourrait troubler l’actuelle stabilité relative des marchés financiers.

Quelques risques à prendre en compte

Outre l’imprévisibilité du locataire de la Maison-Blanche, voici quelques autres facteurs qui pourraient avoir des conséquences défavorables sur l’économie et les marchés durant les prochains mois.

  • Les tensions géopolitiques ressenties dans plusieurs régions du monde;
  • Une éventuelle déception des investisseurs face au rythme de la croissance;
  • L’incertitude au sujet d’une taxe américaine sur les biens importés;
  • L’anticipation de faibles hausses des taux d’intérêt sur le marché obligataire;
  • Un resserrement plus prononcé que prévu de la politique monétaire de la Fed;
  • Les élections en Allemagne (septembre 2017) et en Italie (mai 2018);
  • La décélération de la croissance en Chine;
  • L’incapacité de l’économie à soutenir des taux d’emprunt très élevés.

Ce que disent les facteurs fondamentaux

Au 31 mai 2017, le risque de récession demeure faible pour les 18 prochains mois, les facteurs suivants naviguant en zone positive : l’indice manufacturier global des directeurs d’achat, le taux directeur en Europe et les nouvelles commandes, les indices précurseurs ainsi que la création d’emplois aux États-Unis. En revanche, l’évaluation du marché boursier américain, la complaisance des investisseurs et l’expansion de la masse monétaire aux États-Unis pourraient éventuellement entraîner des effets négatifs.

D’un point de vue stratégique

Notre niveau de confiance est encore bon par rapport à l’économie et aux marchés et nous privilégions toujours les actions face aux obligations. Les titres boursiers affichent d’ailleurs une légère surpondération d’environ 1 % dans les portefeuilles équilibrés.

Nous estimons que les actions offrent actuellement un potentiel modéré de rendement, compte tenu de l’évaluation plus élevée que la moyenne historique, mais nous croyons qu’une bonne sélection de titres pourrait se révéler favorable.

Comme toujours, nous vous tiendrons au courant de tout changement que nous pourrions apporter aux fonds que vous détenez chez Financière des professionnels.

François Landry,CFA
Premier vice-président et chef des placements

 

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.