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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Les Bourses mondiales terminent le mois en hausse

Les indices boursiers globaux ont continué à bien faire en juin, récupérant ainsi une autre portion des pertes essuyées en raison de la pandémie de la COVID-19. Les effets positifs de la réouverture des économies à l’échelle de la planète se font sentir, mais la recrudescence du nombre d’infections aux États-Unis et dans d’autres pays s’avère inquiétante.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales*
  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a progressé de 2,1 % en juin, pour un rendement de -9,1 % lors des six premiers mois de 2020.
  • Aux États-Unis, le S&P 500 a gagné 1,8 % pendant que le Nasdaq grimpait de 6 %, ce qui porte leur rendement de l’année à -4 % et +12,1 %.
  • Les Bourses internationales ont aussi affiché des résultats positifs durant le mois, l’indice EAFE ayant crû de 3,2 %, pour un résultat cumulatif de -12,6 % jusqu’ici cette année.
  • Les actions des pays émergents se sont appréciées de 6,2 % en juin (-6,5 % en 2020) et celles de la Chine ont augmenté de 7,5 % (+8,6 % en 2020).

*Tous les chiffres de cette section sont en devise canadienne. Source : Bloomberg, sauf si indiqué différemment,

Événements marquants

  • La majorité des économies mondiales sont en déconfinement et si l’Europe et l’Asie semblent bien s’en tirer en exigeant que des régions ciblées retournent en confinement, les États-Unis enregistrent une accélération du nombre de cas de COVID-19 dans les États du sud qui ont rouvert trop vite.
  • La reprise graduelle des activités, l’impact des mesures monétaires et fiscales ainsi que la publication récente de données économiques moins négatives qu’anticipé a contribué à générer un certain optimisme chez les investisseurs.
  • Les résultats des entreprises pour le second trimestre seront communiqués prochainement et les observateurs devraient s’intéresser plutôt aux perspectives de rendement qu’aux résultats des trois derniers mois.
  • En réaction à la crise sanitaire actuelle, les banques centrales ont procédé à l’injection massive de liquidités dans les marchés financiers; elles ont également réduit fortement leurs taux directeurs, qui devraient rester bas aussi longtemps que l’inflation ne dépassera pas les cibles de façon continue.
  • Les importantes mesures fiscales déployées par les gouvernements pour soutenir les entreprises et leurs employés prendront fin bientôt, ce qui entraînera vraisemblablement des pertes d’emplois dans des secteurs d’activité tels que la restauration, le tourisme et l’hôtellerie.
  • Alors que les économistes avaient prévu la création de 3,2 millions d’emplois aux États-Unis en juin, ce sont plutôt 4,8 millions de nouveaux postes qui ont été comblés au cours du mois.
  • Au Canada, près d’un million d’emplois ont été créés, comparativement aux 700 000 qui étaient anticipés, ce qui a fait passer le taux de chômage au pays de 13,7 % à 12,3 %. (Sources : Statistique Canada et Refinitiv)
  • Ces chiffres surprenants s’expliquent notamment par le fait que les programmes de subvention salariale auraient poussé des entreprises à réengager leurs employés plus rapidement; il ne faudrait toutefois pas s’étonner qu’une éventuelle deuxième vague de fermetures de restaurants et de bars aux États-Unis ait des effets néfastes sur l’emploi en juillet.
  • Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement de 0,4 % ce mois-ci et elles ont progressé de 7,4 % depuis le début de 2020. (Source : Canaccord Genuity)

Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Principaux risques

Voici quelques risques que nous surveillerons de près dans le contexte actuel.

  • La récession provoquée par la crise sanitaire pourrait se révéler plus sérieuse que prévu et entraîner une dépression économique, surtout si une seconde vague survenait et nécessitait la remise en place des plans de confinement.
  • Les conséquences négatives persistantes de la pandémie sur la confiance des consommateurs seraient susceptibles de causer une diminution de leurs dépenses sur une longue période, ce qui ferait perdurer la récession.
  • Les élections américaines et l’incertitude qu’elles suscitent auraient des répercussions sur le taux d’imposition des sociétés et la réglementation des géants de la technologie.
  • Si le développement d’un traitement ou d’un vaccin contre la COVID-19 se prolongeait au-delà du premier trimestre de 2021, la crise s’étirerait et la volatilité s’accentuerait sur les marchés.

Indicateurs fondamentaux

Quelques indicateurs économiques se sont améliorés au cours du mois de juin.

Indice manufacturier global des directeurs d’achats

Cet indice a affiché une progression fulgurante en juin, dans la foulée du redémarrage graduel des économies à l’échelle mondiale.

Première prestation de chômage aux États-Unis

Les nouvelles commandes aux États-Unis ont considérablement augmenté, les entreprises ayant dû regarnir leurs stocks pour soutenir la demande accrue des consommateurs à la suite de l’entrée en vigueur des plans de déconfinement.

Création d’emplois aux États-Unis

Bien que cet indice préfigurant l’évolution de l’activité économique aux États-Unis se trouve toujours en territoire négatif, il s’est quelque peu amélioré, ce qui se révèle encourageant.

François Landry
CFA

Vice-président du conseil d'administration, Financière des professionnels - Gestion privée

Nos stratégies

En attendant d’avoir une vision plus nette des répercussions de la pandémie, nous conservons depuis avril un positionnement stratégique neutre dans le Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs, soit 55 % d’actions et 45 % d’obligations.

Du côté des actions, nous privilégions présentement :

  • une position neutre en actions des pays émergents (Chine, Brésil, Russie, Inde, etc.) et des régions représentées au sein de l’indice EAFE (Europe, Australasie, Extrême-Orient);
  • une sous-pondération en actions canadiennes;
  • une surpondération en actions américaines.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives


Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.