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Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance globale de 3,5 % en 2017 et de 3,6 % en 2018. Certains risques de nature géopolitique et commerciale pourraient cependant changer la donne.

Déception au premier trimestre

Pour une troisième année consécutive, le produit intérieur brut (PIB) américain a déçu au premier trimestre, ayant été freiné notamment par la faible progression des dépenses des consommateurs et la réduction des inventaires. Un rebond de l’économie des États-Unis est cependant probable au cours des prochains mois et cet aspect, combiné aux bonnes performances de la zone euro et de certains pays émergents, devrait avoir un impact positif sur l’économie mondiale.

La Réserve fédérale américaine envisage une réduction graduelle de son bilan

À la suite de la crise financière de 2008, la Fed a adopté une politique monétaire non conventionnelle qui a mené à la mise en place d’importantes mesures d’assouplissement quantitatif. Aujourd’hui, le bilan de la banque centrale américaine est d’une ampleur inégalée, comme le démontre le graphique ci-dessous.

Lors de leurs dernières réunions, les gouverneurs de l’organisme ont laissé entendre qu’une réduction progressive du portefeuille d’obligations du Trésor et de titres adossés à des créances hypothécaires devrait être entamée plus tard dans l’année. Survenant plus rapidement que ne l’envisageaient les investisseurs, ce geste pourrait entraîner, entre autres, une hausse des taux d’intérêt, ainsi qu’un accroissement de la volatilité et des écarts de crédit. La Réserve fédérale mentionne toutefois qu’elle ira de l’avant avec cette stratégie seulement si l’économie évolue conformément à ses attentes et lorsque la normalisation du taux directeur sera bien engagée.

Résultats en dents de scie sur les bourses

En avril, les marchés boursiers ont progressé dans l’ensemble des régions du monde, l’indice MSCI Tous pays atteignant même un record durant le mois. Les résultats des élections françaises ont profité dans l’ensemble aux bourses d’Europe et d’ailleurs. Aux États-Unis, les indices S&P 500 et Dow Jones ont affiché des hausses de l’ordre de 1 % en avril, pendant que l’indice S&P/TSX se limitait à un très maigre gain de 0,2 %, ce dernier ayant été plombé par les secteurs de l’énergie et des banques.

Situation géopolitique

Les États-Unis génèrent de la confusion et de l’incertitude

Les 100 premiers jours de gouvernance de Donald Trump sont déjà écoulés et le bilan est jusqu’ici plutôt mitigé. L’absence de consensus au sein du cabinet présidentiel et les fréquents virages à 180 degrés effectués depuis l’arrivée au pouvoir des républicains créent de la confusion sur les marchés financiers, ce qui se traduit par une incertitude et une volatilité accrues. Voici quelques-uns des principaux risques liés aux politiques et aux stratégies de la nouvelle administration américaine :

  • les possibilités d’un conflit militaire avec la Corée du Nord;
  • les frictions avec la Russie et la Chine;
  • la difficulté à mettre en place plusieurs mesures promises en campagne électorale (abrogation de l’Obamacare, réductions massives d’impôt, construction d’un mur aux frontières du Mexique);
  • la renégociation de divers accords de libre-échange, incluant celui avec le Canada et le Mexique.
Tous les regards se sont tournés vers la France

Les résultats des élections en France semblent avoir rassuré les marchés boursiers à l’échelle de la planète. Selon toute vraisemblance, le vote des Français visait à bloquer l’accès au pouvoir de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, qui était en faveur du retrait de l’Hexagone de l’Union européenne.

Pour les pro-Européens, l’élection d’Emmanuel Macron constitue une bonne nouvelle, car elle met en relief une possible perte de vigueur des mouvements populistes et indépendantistes de l’autre côté de l’Atlantique. Elle pourrait aussi apporter un peu de stabilité en zone euro, ce qui serait bénéfique pour les marchés européens et mondiaux. En revanche, certaines sources de risque sont toujours bien réelles dans cette partie du monde, incluant  :

  • les élections en Allemagne cet automne;
  • les conséquences encore non perceptibles du Brexit;
  • le souhait des Écossais de tenir un nouveau référendum pour se séparer du Royaume-Uni.

Ce que disent les facteurs fondamentaux

Au 30 avril 2017, plusieurs facteurs fondamentaux sont encore positifs et nous font dire que le risque de récession demeure faible pour les 18 prochains mois. Parmi eux, mentionnons notamment la croissance des profits des entreprises, la création d’emplois et les nouvelles commandes aux États-Unis, de même que l’indice manufacturier global des directeurs d’achat. Par contre, il faudra surveiller les aspects suivants : l’expansion de la masse monétaire, l’évolution des taux directeurs aux États-Unis et l’évaluation élevée du marché boursier américain.

D’un point de vue stratégique

Bien que nous demeurions optimistes par rapport aux actions, nous estimons que le marché boursier offre actuellement un potentiel de rendement modeste. Cependant, une bonne sélection de titres dans certains secteurs précis pourrait être favorable. Pour le moment, nous privilégions toujours les titres boursiers, qui affichent une légère surpondération d’environ 1 % dans les portefeuilles équilibrés. Les obligations demeurent moins intéressantes en raison de leurs faibles perspectives de rendement.

Comme toujours, nous suivrons de près l’évolution de l’économie et des marchés financiers, de façon à ajuster notre stratégie de placement en conséquence. Naturellement, nous partagerons avec vous toute l’information sur d’éventuels changements que nous pourrions apporter aux fonds que vous détenez chez Financière des professionnels.

François Landry,CFA
Premier vice-président et chef des placements

 

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