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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

La peur d’une pandémie perturbe les marchés

L’éclosion du nouveau coronavirus (COVID-19) dans plusieurs pays et son impact négatif sur la croissance mondiale ont retenu l’attention des marchés en février, reléguant au second plan toutes les données économiques publiées. Les craintes des investisseurs face à une possible aggravation de la situation se sont rapidement propagées et les bourses ont été frappées de plein fouet.

Zoom sur le mois dernier

Survol des Bourses mondiales*
  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a perdu6,1 % de sa valeur en février.
  • Les Bourses américaines ont également chuté, le S&P 500 baissant de 8,1 % pendant que le Nasdaq reculait de 6,4 %.
  • Les Bourses internationales ont été les plus pénalisées, l’indice EAFE ayant clôturé la période à -9,2 %.
  • Les actions des pays émergents ont retraité de 3,9 %, alors que les places boursières chinoises ont été les seules à clore la période dans le vert, celles-ci ayant enregistré un rebond de 3,4 % après les fortes diminutions de janvier.

*Tous les chiffres de cette section sont en devise canadienne. Source : Bloomberg, sauf si indiqué différemment,

Événements marquants

  • Après avoir battu de nouveaux records dans les premières semaines de février, les marchés ont plongé à la suite de l’identification de nombreux nouveaux cas de COVID-19 en Corée du Sud, en Iran et en Italie.
  • Les appréhensions grandissantes au sujet d’une éventuelle pandémie ont fait reculer les taux obligataires à des planchers historiques, ce qui a incité plusieurs banques centrales à mettre en place des mesures d’urgence.
  • Pour apaiser les craintes des investisseurs, la Fed a réduit son taux directeur de 0,5 point de pourcentage dans les premiers jours de mars, suivie par la Banque du Canada, qui a baissé le sien de 0,25 point de pourcentage. Bien que perçue de façon positive, une telle stratégie peut toutefois avoir des effets contreproductifs.
  • La création d’emplois au Canada a été plus soutenue que prévu, 30 000 postes ayant été comblés alors que les attentes se chiffraient à 11 000. Le taux de progression des salaires sur un an a atteint 4,3 %, comparativement aux anticipations de 3,9 %.
  • Aux États-Unis, 273 000 nouveaux emplois ont été ajoutés, ce qui surpasse largement les 175 000 ciblés. Le taux de croissance annuel des salaires s’est maintenu à 3 %, en accord avec les prévisions.
  • Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement de 1,2 % durant le mois. (Source : Canaccord Genuity)

Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Principaux risques

  • La possibilité que les États-Unis et la Chine n’arrivent pas à conclure une entente commerciale plus globale pourrait avoir des conséquences néfastes sur les marchés et la croissance économique. Dans le contexte actuel, le nouveau coronavirus prend cependant toute la place et la hausse des craintes qui y sont associées représente le principal risque à considérer.
  • En effet, pour que l’économie progresse, la confiance des consommateurs est primordiale. Celle-ci s’effriterait si une pandémie était déclarée, ce qui entraînerait une forte baisse des dépenses et pourrait même engendrer une récession.

Indicateurs fondamentaux

Les appréhensions face à la prolifération des cas de COVID-19 ont eu des répercussions à court terme sur divers indicateurs économiques.

Indice manufacturier global des directeurs d’achats

En Chine, la fermeture temporaire des usines dans le but de freiner l’évolution de la COVID-19a mené à un ralentissement de la production au pays, ce qui a eu des effets dévastateurs sur les indices manufacturiers chinois et d’ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, l’indice des manufacturiers est passé au jaune et le volume des importations a dégringolé en raison des inquiétudes des consommateurs.

Prime de risque des obligations corporatives

L’engouement des investisseurs pour des placements plus risqués s’est estompé dans l’environnement actuel. Par contre, les écarts de crédit ne se situent pas pour le moment à des niveaux alarmants.

François Landry
CFA

Vice-président du conseil d'administration, Financière des professionnels - Gestion privée

Nos stratégies

En attendant d’obtenir plus de précisions sur l’évolution du coronavirus à l’échelle de la planète, nous avons fait preuve de prudence en réduisant le poids en actions du Portefeuille privé GPD Gestion tactique d’actifs à 55 %, alors qu’il était auparavant de 60 %.

Nous avons par ailleurs sous-pondéré les titres des régions représentées au sein de l’indice EAFE, puisque l’Europe et le Japon disposent de peu de moyens pourranimer leur économie. En revanche, la pondération en actions américaines, canadiennes et des pays émergents a été accrue. Les banques centrales et les gouvernements des États-Unis, du Canada et des pays émergents, particulièrement la Chine, ont accès à davantage de mesures de stimulation économique.

Pour en savoir plus sur les derniers développements des marchés et nos commentaires sur la situation, consultez notre article et notre webinaire sur la crise du COVID-19

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives


Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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