Mon compte

Les bourses mondiales ont connu une performance plutôt décevante, ce qui ne les a pas empêchées de clore le troisième trimestre de 2018 en hausse. La croissance régulière des revenus et des profits des entreprises, la conjoncture favorable et le faible risque de récession à court terme demeurent encourageants pour les investisseurs boursiers.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales
  • Les marchés boursiers américains ont navigué en territoire négatif en septembre, l’indice S&P 500 perdant près de 0,4 % de sa valeur, comparativement à 1,6 % pour le Nasdaq.
  • Au Canada, le S&P/TSX a affiché une baisse de 0,9 %, les secteurs de la consommation courante et de l’énergie ayant été les plus pénalisants. Jusqu’ici en 2018, l’indice-phare de la Bourse canadienne a progressé de 1,4 %.
  • La majorité des bourses internationales ont elles aussi éprouvé des difficultés durant le mois, comme le reflète le recul de 0,06 % de l’indice EAFE.
  • Les bourses des pays émergents et de la Chine ont suivi la tendance vers le bas, fléchissant respectivement de 1,5 % et 2,3 %.

*Tous les pourcentages de cette section tiennent compte des résultats en devise canadienne.

Événements marquants

  • Après plusieurs mois de négociations ardues, le Canada et les États-Unis ont finalement signé une entente de principe sur un accord commercial qui remplacera l’ALENA. Portant le nom d’Accord États-Unis Mexique Canada (AEUMCA), celui-ci suscite une certaine inquiétude au Québec et dans le reste du pays, le gouvernement Trudeau ayant fait des concessions importantes, notamment du côté de l’importation de produits laitiers américains et de l’exportation d’automobiles. À noter que les tarifs imposés par les États-Unis sur les exportations canadiennes d’aluminium et d’acier feront l’objet de discussions ultérieures, hors du cadre de l’AEUMCA.
  • Washington a annoncé l’entrée en vigueur d’une nouvelle série de tarifs douaniers de 10 % sur une valeur de 200 milliards de dollars d’exportations en provenance de la Chine. Pékin a vite répliqué avec des droits douaniers du même pourcentage sur plus de 60 milliards de dollars d’importations américaines. Ces nouvelles mesures ont été accueillies positivement par les marchés, qui craignaient des taux de taxation beaucoup plus élevés. Ceux-ci pourraient toutefois grimper à 25 % le 1er janvier 2019, à moins que les deux superpuissances mondiales ne réussissent à aplanir leurs différends d’ici là.
  • Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un recul de 0,8 % durant le mois, leur rendement cumulatif se chiffrant à -0,2 % jusqu’à maintenant en 2018.
  • Sur le plan de la politique monétaire, la Réserve fédérale américaine (Fed) a fait croître son taux directeur de 0,25 % en septembre. Une nouvelle augmentation est attendue en décembre et trois autres devraient suivre en 2019. La Banque du Canada prévoit elle aussi trois hausses du taux directeur l’an prochain, mais auparavant, elle devrait annoncer une bonification de celui-ci en octobre.
  • Après avoir privilégié les placements axés sur la valeur en juillet, les marchés sont retournés en août et septembre vers ceux axés sur la croissance. Rappelons que le rendement des titres de croissance aux États-Unis est fortement corrélé avec la courbe des taux d’intérêt, qui s’est aplanie récemment.
Comportement de nos fonds

Au cours du mois de septembre, les performances relatives de nos fonds dans l’univers Morningstar ont conservé un classement enviable, particulièrement en ce qui a trait aux actions. Soulignons la performance exceptionnelle de notre Portefeuille FDP Actions canadiennes, qui maintient son positionnement au 5e percentile au Canada depuis le début de l’année. Les sous-gestionnaires de ce fonds sont Fidelity Investments Canada ULC, Gestion de portefeuile Triasima et Gestion d’actifs Manuvie Ltée.

Notre veille stratégique

Principaux risques

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine continue de s’amplifier et elle constitue encore le principal danger qui guette la croissance mondiale. Voici quelques autres facteurs de risque que nous suivons de près.

  • Bien que l’entente de principe sur l’AEUMCA ait calmé les marchés, ceux-ci ne seraient pas à l’abri si le Congrès américain ne l’entérinait pas à la suite d’une éventuelle prise de contrôle de la Chambre des représentants par les démocrates lors des élections de mi-mandat aux États-Unis.
  • Une inflation plus importante qu’anticipée, combinée à une croissance économique plus faible, pourrait entraîner une période de stagflation, soit une augmentation des prix dans une économie en stagnation.
  • En resserrant trop rapidement son taux directeur, la Réserve fédérale américaine nuirait vraisemblablement à la progression des PIB des États-Unis et mondial.
  • Les tensions observées au Moyen-Orient dans la foulée du retrait de Washington de l’Accord nucléaire iranien pourraient créer de l’incertitude sur les marchés.
Indicateurs fondamentaux

En septembre, les principaux indicateurs fondamentaux ont peu évolué. Si la vigueur de l’économie américaine est encore le principal moteur de la croissance économique mondiale et des marchés, l’instabilité politique et économique en Italie et en Espagne continue de freiner l’ardeur des investisseurs.

Nos stratégies

Les conditions financières actuelles nous incitent à maintenir notre stratégie en surpondérant les actions au détriment des obligations. Cette décision repose principalement sur les facteurs suivants :

  • la conjoncture favorable et le risque de récession peu élevé;
  • la faible probabilité d’une menace d’inflation incontrôlée;
  • la progression soutenue des revenus et des bénéfices des entreprises;
  • l’évaluation raisonnable des titres boursiers.

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.