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Forte baisse des bourses à l’échelle de la planète

L’incertitude ambiante et les craintes au sujet d’un ralentissement économique ont contribué à l’émergence d’un sentiment négatif face aux bourses en décembre. Celles-ci ont affiché un net recul lors du dernier mois de 2018, ce qui a mené à la pire fin d’année sur les marchés boursiers depuis la crise de 2008.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales
  • En décembre, Wall Street a souffert alors que l’indice S&P 500 perdait 6,9 % de sa valeur et que le Nasdaq chutait de 7,2 %.
  • L’indice-phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, s’est pour sa part replié de 5,4 %.
  • Les places boursières internationales se sont aussi maintenues en territoire négatif pour la période, l’indice EAFE ayant reculé de 2,54 %, alors que les pays émergents retraitaient de 0,47 % et la Chine de 3,85 %.

*Tous les chiffres de cette section ont été convertis en devise canadienne.

Événements marquants

  • Conformément aux attentes, l’OPEP a annoncé une importante diminution de production dès le début de janvier, ce qui n’a pas empêché le cours de l’or noir de chuter au début de 2019. À la fin de décembre, celui-ci avait crû de près de 20 % pour se situer autour de 50 $ le baril, alors qu’il dépassait les 75 $ au début d’octobre. Bien que la faiblesse actuelle du prix du pétrole nuise à la Bourse de Toronto, elle se révèle bénéfique pour les consommateurs canadiens puisqu’elle entraîne une baisse de l’inflation au pays.
  • Les propos du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) à l’effet que les taux allaient continuer d’augmenter et que la réduction du bilan se poursuivrait ont ravivé l’incertitude sur les marchés. Le statu quo dans les négociations entre Washington et Pékin et l’annonce par Apple de ventes moins élevées que prévu ont également ralenti l’ardeur des investisseurs.
  • Par ailleurs, l’impasse budgétaire perdure entre républicains et démocrates et a mené à la fermeture de certains services gouvernementaux. Le président Trump reste intraitable quant au financement du mur qu’il veut ériger à la frontière des États-Unis et du Mexique.
  • La Banque du Canada a décidé de ne pas hausser son taux directeur au début de janvier 2019 et son gouverneur laisse entendre que l’organisme prendra le temps de bien évaluer la situation avant de déclarer une nouvelle majoration.
  • Le taux de chômage au Canada se situe à 5,6 %, après un mois de décembre au cours duquel 9 300 emplois ont été créés. Durant cette même période aux États-Unis, 312 000 Américains ont intégré le marché du travail, alors que les attentes se chiffraient à 184 000 nouveaux emplois.
  • Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement de 1,8 % pour la période, terminant l’année 2018 avec une performance de 2,4 %.
Comportement de nos fonds

En décembre 2018, les indices boursiers ont connu leurs pires performances depuis les années 1930. Selon le classement Morningstar, nos fonds ont connu des résultats très favorables en 2018 alors que plus de 80 % de nos Portefeuilles FDP de série A ont surpassé la médiane des fonds au Canada.

Notre veille stratégique

Principaux risques

L’intensification de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine demeure l’un des risques majeurs pour la croissance mondiale. La trêve de 90 jours conclue entre les leaders des deux superpuissances pourrait bien ne pas se conclure par la signature d’une entente. Rappelons que dès le début de mars 2019, les États-Unis devraient faire passer les tarifs douaniers de 10 % à 25 % sur une tranche de 200 milliards de dollars d’importations chinoises, en plus d’imposer des droits supplémentaires sur 267 milliards de dollars d’autres biens et denrées en provenance de Chine.

Voici quelques autres risques qui pourraient nuire à l’économie et aux marchés.

  • Une inflation plus importante qu’anticipé et une croissance économique plus faible entraîneraient un état de stagflation, soit une augmentation des prix dans une économie stagnante.
  • Les problèmes politiques de l’Italie et de la France demeurent susceptibles de se transmettre aux autres pays européens.
  • Les difficultés observées en marge des négociations sur le Brexit pourraient nuire au Royaume Uni et à l’Union européenne.
  • La possibilité que l’AEUMCA ne soit pas entériné par le Congrès américain est bien réelle et si c’était le cas, les effets négatifs seraient importants.
Indicateurs fondamentaux

Trois indicateurs fondamentaux ont changé de tendance en décembre.

  • L’indice des nouvelles commandes aux États-Unis a enregistré une baisse de 10 points en raison des inquiétudes liées aux échanges commerciaux.
  • La prime de risque des obligations Italie – Espagne a diminué depuis que l’Union européenne s’est entendue avec le gouvernement italien sur la cible du déficit budgétaire.
  • La confiance des investisseurs connaît un creux cyclique, ce qui se traduit par des opportunités d’achat qui se présentent rarement.
Nos stratégies

Nous avons réduit notre surpondération en actions dans le Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs en décembre, pour revenir à la cible de 55 %. À la suite de la chute des bourses en fin de mois, nous avons augmenté la pondération des actions à 60 %. Pour le moment, nous envisageons la direction des marchés avec un optimisme prudent.

En attendant les résultats des négociations entre les États-Unis et la Chine, nous maintenons notre stratégie qui consiste à surpondérer légèrement les actions dans nos approches en Gestion privée, entre autres pour les raisons suivantes :

  • la conjoncture est favorable et le risque de récession peu élevé;
  • la progression des revenus et des bénéfices des entreprises est soutenue;
  • l’évaluation des titres boursiers reste raisonnable à la suite du repli prononcé des bourses au quatrième trimestre.

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

Source des données : Bloomberg

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