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Les marchés boursiers mondiaux ont terminé le mois d’août en légère hausse, freinés par diverses tensions géopolitiques trouvant leur origine aux États-Unis et ailleurs sur la planète. La croissance économique globale s’est poursuivie au deuxième trimestre, tout comme en juillet et août, grâce à la synchronisation de l’expansion des économies d’un peu partout dans le monde. Divers facteurs laissent toutefois entrevoir un possible plafonnement de la progression des PIB en 2018.

État des marchés au 31 août 2017

Marchés boursiers
  • Aux États-Unis, l’indice S&P 500 en devise locale s’est apprécié d’environ 0,3 %, ce qui porte à 11,9 % son rendement jusqu’ici en 2017. Fait à noter, l’indice phare de la bourse américaine affiche présentement une séquence de plus de 300 jours sans baisse d’au moins 5 %, une performance qui n’a été observée qu’à quelques reprises depuis plusieurs décennies. Encore une fois, ce sont les titres du secteur de la technologie qui ont permis à Wall Street de finir en territoire positif. 
  • Toujours ralentie par la baisse du prix du pétrole, la bourse canadienne a très peu progressé durant la période. À la mi-août, l’indice S&P/TSX avait perdu 1,6 % de sa valeur, mais il a repris de la vigueur par la suite pour conclure le mois avec une faible hausse de 0,5 %, grâce en partie à la bonne performance des titres du secteur des matériaux de base. Le S&P/TSX présente l’une des pires performances pour les huit premiers mois de l’année en cours, le secteur de l’énergie étant le principal responsable de cette situation.
  • Les bourses d’Europe ont perdu du terrain, l’indice MSCI Europe ayant retraité de 0,8 % en devise locale. Les places boursières européennes ont mal réagi à la force de l’euro, qui s’est retrouvé à un sommet des 18 derniers mois par rapport au dollar américain.
  • Les marchés émergents se sont encore très bien comportés, comme le démontre la hausse de 2,3 % de l’indice MSCI Marchés émergents en dollar canadien. Continuant sur leur lancée, les bourses de ces pays viennent d’ailleurs en tête pour 2017 avec un rendement de 28 %, la performance des pays d’Amérique latine ayant largement contribué à ce très solide résultat.
Marchés obligataires
  • La hausse des taux a fait reculer le prix des obligations, et ce, plus particulièrement au Canada.
  • Les investisseurs semblent surestimer la remontée des taux d’intérêt des obligations de plus long terme. Nous estimons par ailleurs que le taux de rendement des titres obligataires restera faible, mais qu’il ne se situera pas nécessairement en territoire négatif.

Faits saillants mensuels

  • Le dollar canadien a légèrement fluctué et s’il a baissé jusqu’à 0,78 $US à la mi-août, il a terminé le mois à 0,80 $US, soit pratiquement au même niveau qu’il était lorsqu’il a entamé la période. Jusqu’ici en 2017, le huard a grimpé de près de 0,06 $ par rapport au billet vert, ce qui a contribué à amputer le rendement des actions américaines pour un investisseur canadien.
  • Le dollar américain s’est encore replié par rapport à l’ensemble des devises et à ce stade-ci en 2017, il a perdu 13,3 % face à l’euro, 10,1 % face au dollar australien, 6,3 % face au yen et 7,6 % face au dollar canadien.
  • Le prix du baril de pétrole est passé de 48,75 $ à 47,25 $ entre le 1er et le 31 août, son plus bas niveau de la période ayant été de 45,75 $. Cette tendance à la baisse a eu un effet négatif sur les places boursières canadiennes.
  • Plusieurs denrées de base ont vu leur prix augmenter, incluant le cuivre (7 %), le nickel (15,6 %) et l’aluminium (10,5 %). Ces hausses s’expliquent en partie par la faiblesse du dollar américain, la synchronisation des économies et la ré-accélération de la croissance en Chine.

Zoom sur la performance économique du Canada

Les données sur la croissance économique au second trimestre ont été publiées en août et elles en ont surpris plus d’un, le PIB canadien ayant affiché une hausse très respectable de 4,5 % d’avril à juin. Il est cependant fort probable que ce mouvement s’essouffle dans les prochains mois, notamment pour les raisons suivantes :

  • le resserrement de la politique monétaire canadienne et la hausse des taux d’intérêt qui en découle;
  • la force du huard;
  • le taux d’endettement élevé des consommateurs au pays;
  • les mesures mises en place pour ralentir la flambée des prix des maisons en Ontario.
Dernière heure!

S’appuyant sur les données encourageantes de l’économie nationale, la Banque du Canada a annoncé le 6 septembre une nouvelle hausse de 0,25 % de son taux directeur, qui atteint maintenant 1 %. Les économistes estiment qu’une autre augmentation pourrait survenir d’ici la fin de 2017, en raison de la vigueur de l’économie canadienne.

Coup d’oeil sur les rendements des portefeuilles

Malgré les nouveaux sommets atteints par la Bourse américaine, le rendement mensuel des portefeuilles équilibrés est demeuré faible. La force du huard a encore une fois réduit le rendement des actions américaines détenues par les investisseurs canadiens, pendant que le prix des obligations continuait de baisser en raison de l’augmentation des taux d’intérêt.

D’un point de vue stratégique

Nous évaluons sur une base continuelle tous les facteurs qui pourraient influencer le positionnement de nos portefeuilles, notamment le rythme du resserrement des politiques monétaires du Canada et des États-Unis.

  • Pour le moment, nous maintenons la stratégie actuelle qui privilégie une légère surpondération des actions. La conjoncture nous semble en effet favorable à cette classe d’actif, les entreprises affichant une bonne croissance des revenus et des profits, de même qu’un niveau de dividende attrayant.
  • Les actions étrangères sont favorisées au détriment de celles des sociétés canadiennes, la force du huard étant pénalisante pour ces dernières.
  • Les obligations nous apparaissent moins intéressantes en raison de leurs faibles perspectives de rendement.
François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

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