Placements et baseball : un alignement gagnant
Financière des professionnels
 
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Stéphane Girard
MBA, CIMMD, Pl. Fin.

Analyste principal, gestion de gestionnaires et encadrement ESG

Chers amateurs de sports et de placements

Nous vous proposons aujourd’hui de développer encore davantage l’analogie que nous avons abordée dernièrement lors de notre webinaire Perspectives 2021, soit celle entre l’investissement, la spéculation et le baseball.

Avez-vous la fibre du risque?

Au cours de la dernière année, la spéculation boursière a connu un important regain de popularité auprès des particuliers, et notamment des internautes. Poussés peut-être par la lassitude du confinement, de nombreux boursicoteurs ont multiplié leurs transactions via différentes plateformes transactionnelles automatisées, ce qui a mené à quelques épisodes quasi épiques de spéculation boursière.

Dans toute cette fièvre de traficotage, il faut toutefois garder à l’esprit qu’il y a une énorme différence entre spéculer et investir.

Question de synchronisation

Vous avez certainement déjà entendu l’expression « jouer à la bourse » : elle reflète très bien les activités liées à la spéculation, mais convient beaucoup moins à l’investissement. En spéculation, la clé est d’identifier le prochain titre qui permettra de réaliser un gain considérable très rapidement. Pour parvenir à ce résultat, il est crucial de savoir acheter au bon moment, mais également, vendre au bon moment.

À la vitesse où évoluent les marchés de nos jours, ce n’est pas une mince affaire que d’y parvenir. Certains y arrivent à l’occasion, mais à peu près jamais sur une base régulière.

Il n’y a pas que le coup de circuit…

Historiquement, les investisseurs particuliers ont effectué un nombre beaucoup plus élevé de transactions négatives lors d’une frénésie de spéculation que de coups de circuit. Dans de telles circonstances, l’intention de faire fructifier son portefeuille et d’atteindre ses objectifs financiers devient un véritable jeu de hasard.

C’est exactement comme au baseball : si l’on se fie uniquement à la longue balle pour gagner des matchs, les chances de remporter le championnat sont très minces. Citons l’exemple de Barry Bonds, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de tous les temps. Il détient le record du plus grand nombre de coups de circuit en carrière (762) et le record de coups de quatre buts en une saison (73). Bonds est le plus grand cogneur de l’histoire de ce sport et pourtant, en 22 ans de carrière, il n’a jamais remporté la série mondiale.

Jeu de hasard? Pas du tout!

Pour sa part, le succès en placements est tout, sauf un coup de chance. Le gestionnaire doit planifier soigneusement la diversification de son portefeuille afin d’atteindre l’équilibre idéal entre rendement et volatilité. Son objectif n’est pas d’épater la galerie, mais de dégager des rendements stables qui permettront à l’investisseur d’atteindre ses objectifs financiers.

Le gestionnaire tente également de limiter les mouvements à la baisse dans le portefeuille. Et tout comme au baseball, l’attaque ne peut à elle seule gagner la partie. Une bonne défensive est nécessaire si l’on aspire à la victoire, et un seul joueur ne peut couvrir tout le terrain.

Rien de sert de courir, il faut partir à point

Il n’est pas nécessaire d’obtenir 20 % de rendement chaque année pour voir progresser votre portefeuille. Un rendement annuel composé stable de 7 % permet de doubler la somme investie sur une période de dix ans, tout en minimisant les années négatives. C’est peut-être moins spectaculaire, mais c’est beaucoup plus efficace!

À titre d’exemple, jetons un coup d’œil à notre Portefeuille FDP Équilibré. Il affiche une performance annuelle composée de 7,9 % depuis sa création en 1978 et il ne compte à son actif que cinq années civiles négatives durant cette période de 42 ans.

L’envers de la médaille

Il n’y a aucun mal en soi à « jouer à la bourse » : tout dépend des intentions qui vous animent. Si vous cherchez avant tout à augmenter vos actifs, sachez cependant que vos chances d’atteindre votre but seront bien meilleures si vous pouvez compter sur un portefeuille bien diversifié, bâti en fonction de votre profil d’investisseur et de votre tolérance au risque.

Et soyons réalistes, derrière chaque fabuleuse transaction spéculative qui fait la une des médias se cachent d’innombrables échecs, dont les boursicoteurs ne se vantent jamais…

Si vous avez des questions concernant cet article ou l’évolution de votre portefeuille, n’hésitez surtout pas à communiquer avec votre conseiller, votre personne ressource la mieux qualifiée pour la gestion globale de vos avoirs.

Stéphane Girard, MBA, CIMMD, Pl. Fin.
Spécialiste, placements et connaissance produits


Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

Un placement dans un Portefeuille FDP peut donner lieu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Chaque taux de rendement indiqué est un taux de rendement total composé annuel historique, qui tient compte des fluctuations de la valeur du portefeuille et du réinvestissement de toutes les distributions, et qui ne tient pas compte des commissions d’achat et de rachat, des frais de placement ni des frais optionnels ou de l’impôt sur le revenu payables par un investisseur, qui auraient pour effet de réduire le rendement.  Les parts des fonds ne sont pas assurés par la Société d’assurance-dépôts du Canada. Les Portefeuilles FDP ne sont pas garantis; leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement dans l’avenir.

À propos du classement Morningstar

Le Rendement ajusté au risque Morningstar (RARM), connu sous le nom de Classement par étoiles, compare la performance ajustée au risque d’un fonds à celle de ses pairs dans la même catégorie CCNFI (Comité canadien de normalisation des fonds d’investissement) pour la période se terminant à la date indiquée et il est sujet à changement chaque mois. La cotation est une évaluation objective quantitative du rendement ajusté en fonction du risque d’un fonds par rapport à celui des autres fonds de sa catégorie. Seuls les fonds qui existent depuis au moins trois ans peuvent figurer au classement. La cotation globale d’un fonds représente la moyenne pondérée des rendements sur trois, cinq et dix ans, le cas échéant, en fonction des rendements des bons du Trésor à 91 jours et du groupe d’homologues. Un fonds ne peut être coté que si le groupe d’homologues contient suffisamment de fonds pour permettre une comparaison sur au moins trois ans. Pour déterminer le classement d’un fonds particulier, celui-ci et ses pairs sont évalués selon leur RARM. Si un fonds se classe dans le 10 % supérieur de sa catégorie, il reçoit cinq étoiles (note élevée). S’il se classe dans le 22,5 % suivant, il reçoit quatre étoiles (note supérieure à la moyenne). S’il se retrouve dans le 35 % suivant, il obtient trois étoiles (note neutre ou moyenne). Les fonds qui se classent dans le 22,5 % suivant sont cotés deux étoiles (note sous la moyenne), alors que ceux qui se retrouvent dans le dernier 10 % n’ont qu’une seule étoile (note inférieure). Pour plus d’infos, consultez morningstar.ca.

Pour la période terminée le 31 décembre 2020, les rendements du Portefeuille FDP Équilibré, série A, se présentent comme suit : 8,86 % (1 an – 595 fonds), 6,70 % (3 ans – 555 fonds), 6,62 % (5 ans – 464 fonds), 6,25 % (10 ans – 183 fonds) et 7,91 % (depuis la création du fonds le 31 mars 1978).

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