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Dans un contexte où la croissance de l’économie mondiale reste sur la bonne voie, la plupart des bourses à l’échelle de la planète ont continué à s’apprécier durant le mois d’avril. Le secteur de l’énergie a particulièrement bien fait, ce qui a été bénéfique pour le marché boursier canadien.

Cette tendance haussière devrait se poursuivre en 2018, mais divers facteurs laissent tout de même planer des doutes, incluant les tensions sur le plan du commerce international.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales
  • L’indice-phare de la Bourse américaine, le S&P 500, a affiché une faible hausse de 0,4 % en avril.
  • Au Canada, l’indice S&P/TSX a connu une bonne performance, progressant de 1,8 % au cours du mois grâce à l’excellent rendement des titres du secteur de l’énergie.
  • Les performances des places boursières internationales ont aussi été positives dans l’ensemble, l’Europe ayant gagné 5,1 % et le Japon 3,6 %.
  • Les pays émergents ont pour leur part terminé le mois en territoire négatif, avec un recul de 0,6 %.
Événements marquants
  • Le prix du pétrole a grimpé de 5,7 % en avril, portant ainsi son augmentation jusqu’ici en 2018 à 13,4 %. Un prix du baril soutenu, combiné à une croissance économique forte, contribuerait à rendre le marché boursier canadien plus attrayant pour les investisseurs étrangers.
  • Aux États-Unis, la création d’emplois a été plus faible que prévu, tout comme la pression à la hausse sur les salaires. Les marchés redoutent une montée rapide des salaires, qui entraînerait une inflation supérieure au taux de croissance des entreprises et une baisse de leurs marges de profit. La Réserve fédérale serait ainsi forcée d’accroître son taux directeur, ce qui aurait un impact négatif sur le rendement des bourses.
  • Au moment d’écrire ces lignes, la majorité des entreprises américaines du S&P 500 avaient publié leurs résultats du premier trimestre, révélant des profits et des ventes au-delà des attentes. Les sociétés canadiennes semblent avoir eu plus de difficulté, car bien que leurs ventes aient surpassé les prévisions, leurs profits ont été inférieurs aux anticipations.
  • Les enjeux liés aux échanges commerciaux demeurent préoccupants. Les probabilités d’une guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis sont toujours élevées. Pendant ce temps, la renégociation de l’ALENA avance lentement, plusieurs aspects importants de l’entente n’ayant pas encore été réglés, incluant le mécanisme de résolution des conflits commerciaux.
  • Du côté des politiques monétaires, la Banque du Canada a décidé de laisser son taux inchangé à la mi-avril, mais le marché table sur une ou deux hausses d’ici la fin de l’année. Pour sa part, la Réserve fédérale américaine a augmenté son taux en mars, mais l’a laissé au même niveau au début de mai. Deux ou trois bonifications de taux supplémentaires devraient survenir d’ici décembre aux États-Unis.
Comportement de nos fonds

Dans un environnement encore volatil, nos fonds ont bien progressé pendant le mois. Les rendements obtenus s’expliquent par notre style de gestion axé sur la sélection de titres de qualité.

Notre veille stratégique

Principaux risques

Voici quelques risques que nous suivrons de près durant les prochains mois.

  • L’inflation devrait être plus marquée en 2018 et cette situation, combinée à une possible stagnation de la croissance économique, entraînerait un épisode de stagflation. Des prix qui grimpent et une économie au ralenti, voilà des ingrédients qui n’annonceraient rien de bon pour les consommateurs, les entreprises et les marchés.
  • Plusieurs risques de nature géopolitique pourraient encore avoir des conséquences néfastes sur l’économie mondiale et les places boursières. Parmi eux, notons l’éventualité d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, le possible échec des négociations sur une nouvelle mouture de l’ALENA et les troubles au Moyen-Orient.
Indicateurs fondamentaux

Les principaux indicateurs fondamentaux ont peu évolué en avril. Les indices manufacturiers des directeurs d’achats sont toujours en territoire positif, alors que la confiance des investisseurs, qui avait légèrement reculé lors des deux derniers mois, semble revenir lentement à un niveau plus neutre.

Rappelons que les indicateurs fondamentaux sont des statistiques économiques et des données de marchés à partir desquelles les gestionnaires de portefeuille établissent leurs stratégies de placement et y apportent des ajustements au besoin.

Nos stratégies

Comme c’est le cas depuis un certain temps maintenant, le positionnement des portefeuilles en Gestion privée de portefeuilles et en Gestion privée en titres variera en fonction de l’évolution de la politique monétaire de nos voisins du sud. Un resserrement de la politique monétaire américaine qui surpasserait les anticipations des investisseurs pourrait comprimer la valorisation de la bourse.

Nous surveillons de très près l’évolution de la courbe des taux aux États-Unis, car son inversion (taux de court terme supérieur au taux de long terme) aurait des répercussions néfastes sur l’économie. Pour l’instant, la Réserve fédérale américaine continue de s’orienter vers une augmentation graduelle du taux directeur. Elle a de plus indiqué récemment que les anticipations des marchés étaient alignées avec la stratégie de la Banque centrale.

Pour le moment, nous privilégions les actions et nous continuerons de le faire aussi longtemps que :

  • la conjoncture économique restera favorable;
  • le risque de récession et l’inflation demeureront faibles;
  • la croissance des revenus et des profits se maintiendra;
  • l’évaluation des titres boursiers demeurera équivalente ou inférieure à sa moyenne historique.

 

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

Pour effectuer une analyse de votre situation,
adressez-vous en toute confiance à l’un de nos conseillers.