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Les mois se suivent et se ressemblent pour l’économie mondiale. Malgré des facteurs géopolitiques qui demeurent inquiétants, celle-ci a en effet poursuivi sa progression. Ce bon rythme de la croissance économique, jumelé à des données encourageantes et à l’annonce d’intéressants bénéfices des sociétés, a contribué à maintenir la tendance haussière des bourses à l’échelle de la planète.

Si la conjoncture apparaît encore favorable aux actions, il faut toutefois se méfier de leur évaluation élevée, particulièrement aux États-Unis. De plus, la complaisance des investisseurs atteint de nouveaux sommets et la volatilité est faible, ce qui pourrait cacher certains pièges.

État des marchés au 31 octobre 2017

Marchés boursiers
  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX a crû de 2,7 % en octobre, franchissant dans la foulée la barre des 16 000 points pour la première fois de son histoire. La majorité des secteurs ont participé à cette poussée qui permet à l’indice d’afficher un taux de rendement total de 7,3 % jusqu’ici en 2017.
  • Aux États-Unis, les marchés boursiers ont grimpé de 5,7 % pendant le mois, malgré les effets négatifs des ouragans Harvey et Irma. Les excellents résultats des sociétés technologiques ont soutenu la progression des indices américains.
  • Les Bourses internationales se sont également bien comportées. Les places boursières de l’Europe ont gagné 3,7 %, alors que celles du Japon et des pays émergents s’appréciaient respectivement de 10,7 % et 6,9 %.
Marchés obligataires
  • À l’exception des États-Unis, la plupart des pays ont vu leurs taux d’intérêt diminuer, pendant que les écarts de crédit demeuraient stables.
  • La baisse des taux d’intérêt a fait monter le prix des obligations, qui ont pu enregistrer des rendements positifs pour le mois.

Faits saillants mensuels

  • Le dollar canadien a perdu 3,3 % de sa valeur par rapport à la devise américaine, passant de 0,802 $US à 0,776 $US. Cette situation a généré une plus-value pour les actions américaines détenues en portefeuille.
  • Le prix du baril de pétrole a grimpé pour finir le mois au-dessus de 60 $, ce qui ne s’était pas vu depuis plus de deux ans et demi.
  • Le prix des denrées de base a augmenté durant le mois. Le nickel vient en tête avec une augmentation de 17 %, qui s’explique notamment par la forte demande anticipée pour les véhicules électriques. Le cours du cuivre a crû de 6 %, alors que celui de l’aluminium s’appréciait de 3 %.

Zoom sur les événements marquants

  • La nomination de Jerome Powell au poste de président de la Réserve fédérale américaine a été confirmée. Comme le nouveau venu partage la vision de Janet Yellen – qu’il remplacera à compter de février 2018 –, les marchés ont fait peu de cas de cette nouvelle. Une bonification du taux directeur américain serait à l’ordre du jour en décembre.
  • L’administration Trump a divulgué les grandes lignes de la plus importante réforme fiscale à survenir aux États-Unis depuis plus de 30 ans. Les places boursières ont bien réagi au plan de réduction d’impôts proposé pour les entreprises et les particuliers, mais elles pourraient se replier si l’adoption des mesures prévues est retardée.
  • Après deux hausses consécutives de son taux directeur en juillet et septembre, la Banque du Canada a décidé de le maintenir à 1,00 % en octobre. Stephen Poloz, le gouverneur de l’organisme, a expliqué cette décision en affirmant que la prudence restait de mise, même si l’économie canadienne se porte bien.
  • La Banque centrale européenne a confirmé qu’elle ralentirait la cadence de son programme d’assouplissement quantitatif, tout en le prolongeant jusqu’en septembre 2018. Son président, Mario Draghi, a également annoncé qu’il ne prévoyait pas d’accroissement du taux directeur pour une période prolongée.
Risques à surveiller de près
  • Les investisseurs sont très enthousiastes face aux bourses, alors que le fait que celles-ci n’aient pas subi de baisse de plus de 5 % depuis presque deux ans devrait susciter une certaine inquiétude.
  • Une réduction des impôts aux États-Unis au moment où l’économie est déjà en expansion pourrait créer plus d’inflation que prévu et forcer la Réserve fédérale à hausser plus rapidement son taux directeur, ce qui aurait un impact négatif sur l’évaluation des marchés boursiers.
  • Les tensions politiques entre les États-Unis et la Corée du Nord font toujours la manchette et les pistes de règlement semblent de plus en plus rares.
  • Le protectionnisme est encore à l’avant-plan du discours du président Trump en matière d’échanges commerciaux et l’économie canadienne, ainsi que plusieurs autres, pourraient s’en ressentir.

Coup d’oeil sur les rendements des portefeuilles

Grâce à l’excellente performance des actions internationales, le rendement mensuel des portefeuilles équilibrés a bondi jusqu’à 2 % ou 3 % en octobre, selon leur pondération cible en actions. Jusqu’ici en 2017, ces portefeuilles affichent donc des résultats fort satisfaisants. À noter que les obligations ont aussi obtenu des rendements positifs au cours de la période.

D’un point de vue stratégique

Le rythme auquel la Fed procédera au resserrement de sa politique monétaire sera déterminant dans le positionnement de nos portefeuilles. Pour le moment, nous surpondérons légèrement les actions dans nos approches en Gestion privée de portefeuilles et en Gestion privée en titres à cause des facteurs suivants :

  • la conjoncture favorable aux titres boursiers et le faible risque de récession;
  • la croissance soutenue des profits et des revenus des entreprises;
  • le niveau attrayant des dividendes en comparaison des taux obligataires.

L’évaluation relativement élevée des actions et le fait que la confiance des investisseurs ait atteint un sommet des 30 dernières années nous incitent toutefois à faire preuve de vigilance en ce qui a trait aux marchés boursiers.

François Landry, CFA
Premier vice-président et chef des placements

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