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Depuis quelque temps, les investisseurs observent l’apparition de taux négatifs sur les rendements de certaines obligations à travers le monde.

La banque centrale du Japon (BoJ) et la Banque centrale européenne (BCE) ont même réduit leur taux directeur à un niveau négatif, une stratégie ayant pour but de favoriser la croissance économique et d’augmenter l’inflation.

Un taux négatif signifie que le déposant paie l’institution, et non le contraire. Les banques centrales espèrent que ces taux provoqueront une augmentation des prêts bancaires et par ricochet, stimuleront l’économie.

Comme le démontre le tableau ci-dessous, en tant qu’investisseur, il faut maintenant payer pour détenir une obligation gouvernementale dans certains pays.

PAYSÉCHÉANCE
2 ans5 ans10 ans30 ans
États-Unis0,87 %1,35 %1,87 %2,64 %
Canada0,56 %0,70 %1,24 %2,03 %
Allemagne– 0,49 %– 0,31 %0,18 %0,86 %
France– 0,43 %– 0,18 %0,54 %1,43 %
Italie0,01 %0,32 %1,30 %2,43 %
Suisse– 1,08 %– 0,86 %– 0,38 %0,20 %
Suède– 0,68 %– 0,16 %0,46 % s.o.
Grande-Bretagne0,47 %0,88 %1,45 %2,32 %
Japon– 0,23 %– 0,24 %– 0,09 %0,51 %

 

Croissance anémique

Pourquoi en sommes-nous rendu à ce point? C’est le reflet d’une faible croissance économique qui persiste dans plusieurs pays développés depuis la crise financière. Les mesures d’assouplissement quantitatif des dernières années pour raviver la croissance et l’inflation, ainsi que  les programmes mis en place en Europe, aux États-Unis et au Japon pour essayer d’accroître le produit intérieur brut n’ont connu que des résultats mitigés. Dans quelques cas, le niveau de la dette par rapport au produit intérieur brut dépasse même les 300 %!

L’avenir des taux d’intérêt

Au cours des dernières années, les banques centrales ont employé plusieurs méthodes non conventionnelles pour faire redémarrer l’économie et l’inflation, sans grand succès, si on en juge par le niveau de croissance et d’inflation actuels. Les faibles taux pénalisent lourdement les déposants qui, dans cette conjoncture incertaine, auront plutôt tendance à épargner qu’à dépenser. Tant que la croissance mondiale et l’inflation se maintiendront à des niveaux anémiques, les taux stagneront. Une reprise économique vigoureuse et soutenue sur plusieurs trimestres sera nécessaire pour initier un changement de tendance.

Si vous avez des questions sur l’impact de cette situation des marchés sur votre portefeuille et vos perspectives de rendement, n’hésitez pas à consulter votre conseiller en gestion de patrimoine.

 

Max D’Alessandro, CFA
Gestionnaire principal, Revenu fixe et Stratégies alternatives

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