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Stéphane Girard
MBA, CIMMD, Pl. Fin.

Spécialiste, placements et connaissance produits

Redémarrer en douce

Le redémarrage de notre économie se profile à l’horizon et il se présente plutôt sous forme de marathon que d’une course du 100m. Les nouvelles sont bonnes, mais comme nous l’a clairement exprimé notre premier ministre M. François Legault, ce retour à une vie quasi normale et à une reprise des activités commerciales devra se faire à doses mesurées.

La loi de la mesure

Progressivement, c’est ainsi que se profile le plan de redémarrage de l’économie québécoise et, comme les athlètes de haut niveau, il faudra mesurer patiemment les efforts pour arriver à la ligne d’arrivée. Et, bien sûr, maintenir un ensemble de mesures sanitaires qui ne sont pas près de disparaître.

Qui seront les gagnants?

Cette reprise économique aura une incidence sur les marchés boursiers qui, à leur tour, devraient graduellement regagner le terrain perdu. Difficile de spéculer sur la reprise, mais on sait déjà que certains secteurs seront beaucoup plus rapides que d’autres à revenir en territoire positif. Et au-delà de ces secteurs, certains facteurs, qui sont caractéristiques des titres boursiers ou à revenu fixe, auront davantage la cote et se retrouveront donc du côté des gagnants.

Voyons un peu comment s’articule cette gestion à travers les secteurs, les titres et les facteurs.

Les secteurs qui mènent le peloton

Tous les titres boursiers dans les différents indices sont classés par secteur d’activités. Le système de classement qui fait consensus est le MSCI Global Industry Classification Standard (GICS). Ce système se compose de onze secteurs différents, qui se subdivisent ensuite en groupes d’industries, en industries et en sous-industries.

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’en date du 22 avril, trois secteurs de l’indice S&P/TSX sont en territoire positif, même si l’indice, dans son ensemble, a produit un rendement cumulatif annuel jusqu’à ce jour de -15,33 %.

  • Sans grande surprise, le secteur le plus performant est celui de la technologie, qui arrive en tête avec un rendement de plus de 23 %. Le titre de la compagnie Shopify n’est certes pas étranger à ce résultat, puisqu’il a progressé de plus de 68 % depuis le début de l’année et représente maintenant environ 5 % du S&P/TSX.
  • Vient ensuite le secteur des matériaux (matières premières), dont font partie les titres aurifères, suivi du secteur de la consommation courante. Plusieurs entreprises désignées comme étant des services essentiels font partie de cette dernière catégorie : citons le distributeur alimentaire et pharmaceutique québécois Métro, qui vient d’annoncer une hausse de 25 % de ses ventes pour la période du 15 mars au 11 avril 2020 par rapport à la même période l’an dernier. Le titre boursier de Métro a d’ailleurs augmenté de près de 13 %.

Positionnement des chefs de file dans nos fonds

Plusieurs d’entre vous sont sans doute curieux de savoir si les titres gagnants dont nous venons de parler font partie de nos portefeuilles. Voici donc un petit tableau qui vous donnent leur pourcentage dans nos fonds d’actions canadiennes à la mi-avril.

Fonds Or Shopify Métro
FDP Actions canadiennes dividende 1,52 % 0,55 % 2,61 %
FDP Actions canadiennes 8,97 % 4,42 % 1,58 %
FPD Actions canadienne opportunités 8,76 % 5,01 % 1,70 %
Et ceux qui ferment la marche…

D’autres secteurs prendront beaucoup plus de temps à se replacer : l’énergie restera probablement encore en queue de peloton pendant un certain temps, tout comme l’immobilier et la consommation discrétionnaire.

Il faut aussi noter que les mêmes secteurs ne performeront pas nécessairement de la même façon dans toutes les régions du monde. À titre d’exemple, le secteur de la santé est bon dernier au Canada et sa performance est même pire que celle de l’énergie depuis le 1er janvier. Dans les marchés américain et international cependant, le secteur de la santé arrive bon premier et est sur le point d’entrer en zone positive.

Rappelez-vous donc que le positionnement sectoriel et géographique aura des répercussions importantes sur la performance d’un portefeuille de placements.

Groupes alimentaires, aliments et nutriments

Dans leur processus de sélection de titres, les gestionnaires de portefeuille poussent maintenant leurs analyses beaucoup plus loin. Ils ne scrutent plus seulement les titres : ils examinent les facteurs de ces titres.

À quoi se réfère-t-on? Les facteurs sont des caractéristiques intrinsèques des titres boursiers ou de revenu fixe. Si l’on veut faire une analogie, les secteurs ressemblent aux groupes alimentaires, les titres proprement dits sont les aliments, et les facteurs sont les nutriments que l’on retrouve dans chacun des aliments.

Pour la bonne santé de votre portefeuille, celui-ci a besoin de plusieurs facteurs ou nutriments. Encore une fois, certains facteurs seront en tête de liste, alors que d’autres seront moins recherchés.

  • Depuis le début de l’année, les titres de grandes capitalisations et les titres de qualité (ceux qui procurent un revenu stable, de compagnies peu endettées et dont la croissance est soutenue) ont mieux fait en général.
  • Les entreprises qui intègrent les principes ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) ressortent également du lot.
  • À l’autre bout du spectre se retrouvent les entreprises qui cumulent beaucoup de dettes à leur bilan, les entreprise de style momentum.
  • Historiquement, les titres produisant un fort dividende étaient recherchés durant les périodes difficiles et ils offraient une certaine protection en période de baisse. Actuellement, c’est le contraire qui se produit : le facteur du revenu de dividende se situe parmi les moins performants. Cela pourrait s’expliquer du fait que plusieurs entreprises songeraient à réduire, voire même à éliminer temporairement leurs dividendes. Le gouvernement britannique a d’ailleurs demandé aux banques du pays de cesser tout versement de dividendes.

Une lumière au bout du tunnel

Si l’on veut résumer, des lueurs d’espoir pointent à l’horizon. Comme nous l’avons démontré dans nos communications précédentes, les gestionnaires internes et externes da la Financière demeurent très actifs à tous les niveaux afin de protéger le capital dans un premier temps, mais aussi en positionnant les portefeuilles pour pouvoir récolter le maximum des régions, secteurs, titres et facteurs qui connaîtront les départs les plus fulgurants.

Même si elle sera progressive, la reprise devrait nous apporter son lot d’opportunités et de bonnes nouvelles!

À la Financière, nous comptons sur une équipe chevronnée de gestionnaires, notamment en revenu fixe, ainsi que sur une sélection hors pair de gestionnaires externes, dont l’expertise complémentaire contribue chaque jour à la performance de notre gamme de fonds. Ensemble, nous recherchons les meilleures performances pour notre gamme de fonds et pour nos approches, et surtout pour votre portefeuille.

Pour toute question concernant votre portefeuille, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller.

 

Stéphane Girard, MBA, CIMMD,Pl. Fin.
Gestionnaire de produits, Pratique professionnelle


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