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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Des décisions difficiles

La semaine qui s’achève a été très éprouvante pour les économies et les populations de nombreux pays à travers le monde. L’isolement volontaire ou obligé est la nouvelle consigne que mettent de l’avant les gouvernements. Les voyageurs sont particulièrement visés, mais toutes les populations sont touchées.

Ces restrictions sévères ont pour but d’enrayer rapidement la propagation de la maladie, plutôt que de privilégier des mesures progressives, qui risqueraient de prolonger la situation.

Signe des temps

L’effet de la pandémie sur les économies mondiales se fait déjà sentir et les craintes d’un ralentissement encore plus prononcé a poussé les instances gouvernementales canadiennes, américaines et européennes à mettre sur pied des programmes importants d’aide financière et de mesures fiscales pour les entreprises et les particuliers. Leur but premier est de stabiliser les revenus des personnes et d’éviter la faillite des entreprises.

Ces annonces sont d’excellentes nouvelles, mais encore faut-il qu’elles soient déployées rapidement pour qu’elles produisent l’effet escompté.

Banques centrales à la rescousse

Les banques centrales continuent d’injecter des liquidités dans le système financier. Les sommes gigantesques qui sont investies et la rapidité avec laquelle les mesures ont été mises sur pied devraient avoir un effet stabilisateur sur le système.

Les marchés obligataires ne fonctionnent toujours pas correctement, mais les injections massives de liquidités devraient contribuer à ramener une certaine normalité. Vivement concernée par la situation, la Réserve fédérale américaine a ainsi annoncé dernièrement qu’elle était prête à acheter des obligations corporatives pour tenter de stabiliser ce marché.

Être ou ne pas être… en récession

À l’heure actuelle, nous sommes possiblement en récession, compte tenu du fait que le terme « récession » implique deux trimestres durant lesquels le produit intérieur brut (PIB) est en territoire négatif. Le premier trimestre qui s’achève le 31 mars prochain sera certainement négatif. Quant au prochain, il est à prévoir que le mois d’avril suivra la courbe actuelle et que possiblement, le reste de ce trimestre sera défavorable.

Marchés turbulents

La volatilité perdure sur les marchés qui, à répétition, connaissent autant des baisses marquées que des remontées fulgurantes. Le marché réagit fortement aux nouvelles : il est régi par l’incertitude et la peur. La crise actuelle étant d’origine sanitaire, elle ne peut se comparer à la crise financière de 2008, par exemple, en termes de ses origines et de son évolution. L’effet de la pandémie de la COVID-19 a été ressenti par les marchés boursiers comme un choc important.

Prenons l’analogie du choc initial d’une pierre lancée dans l’eau : au point d’impact, l’amplitude des ondulations est maximale. Au fur et a mesure que ces vaguelettes se dispersent, leur amplitude diminue. Nous traversons actuellement la période la plus difficile, ce point d’impact qui cause le plus grand tumulte. Nous découvrirons l’ampleur réelle des effets économiques au cours des prochaines semaines.

Quelques bonnes nouvelles

Comme nous l’avons appris ces derniers jours, la Chine ne rapporte aucun nouveau cas local d’infection. Pour sa part, la Corée du Sud pourrait avoir dépassé le point d’inflexion en termes de nouveaux cas identifiés.

Ces bonnes nouvelles devraient amener le déploiement prochain des projets d’infrastructures annoncés précédemment par la Chine. Au cours des prochains trimestres, la mise en œuvre de ces chantiers aurait un effet positif sur les secteurs de l’énergie, des matériaux de base, des produits industriels et aussi, sur le secteur financier.

Des stratégies pour protéger les actifs de nos clients

Notre philosophie de gestion est centrée sur la protection du capital. Cette approche se traduit entre autres par la sélection de gestionnaires de portefeuille qui ajoutent de la valeur à nos placements par rapport aux indices, particulièrement en période de marchés baissiers. Depuis le début de la crise, nos gestionnaires ont continué d’ajouter de la valeur.

Évidemment, la forte baisse des marchés a entraîné un débalancement des portefeuilles de nos clients, dont la pondération en actions est actuellement moindre que celle des obligations. De façon tactique, nous avons augmenté la pondération des actions, ce qui ne compense cependant pas l’ensemble du débalancement.

Nous continuons de privilégier les titres de grandes compagnies, peu endettées et moins cycliques. Nos gestionnaires restent vigilants et surveillent attentivement les marchés boursiers.

Dans un avenir prochain…

Les marchés resteront volatils, mais une gestion prudente et à long terme devrait permettre de bénéficier de nouvelles opportunités.

L’économie mondiale ralentira fortement, mais de façon temporaire. Avec l’aide des politiques monétaires et fiscales, elle devrait reprendre son souffle durant le deuxième semestre de 2020.

Nous vous tiendrons informé de tout nouveau développement. Communiquez avec votre conseiller pour toute question ou toute préoccupation que vous pourriez avoir concernant votre portefeuille de placements.

 

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

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