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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

La reprise se poursuit

Les marchés boursiers canadien et américain sont à des niveaux records. Les entreprises ont commencé à publier leurs résultats pour le deuxième trimestre de 2021 et ils sont très encourageants. Dans l’ensemble, les ventes et les profits surpassent les attentes, et le marché a révisé à la hausse les prévisions de profits pour les prochains trimestres.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales*

  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a avancé de 0,6 % en juillet.
  • Aux États-Unis, le S&P 500 a gagné 2,8 % et le Nasdaq 1,7 %.
  • Les Bourses internationales ont aussi affiché des résultats positifs durant cette période, l’indice EAFE ayant augmenté de 1,3 %.
  • Les actions des pays émergents se sont dépréciées de 6,5 % en juillet à la suite de la chute des actions chinoises, qui ont connu une baisse de 13, 1 %.

*Tous les chiffres de cette section sont en devise canadienne. Source : Bloomberg, sauf si indiqué différemment.

Événements marquants

Évolution de la COVID-19 et vaccination

Même si les économies mondiales affichent une croissance intéressante, les campagnes de vaccination désynchronisées entre les régions et les pays ralentissent la réouverture de certains secteurs économiques tels que le tourisme international, et font craindre de possibles reconfinements partiels.

En Amérique du Nord, la propagation rapide du variant Delta menace le retour en classe des jeunes cet automne. Une telle situation pourrait restreindre la disponibilité de main-d’œuvre en exigeant la présence d’un parent à la maison pour assurer le suivi des cours à distance. La diminution de l’immigration conséquente aux fermetures des frontières pourrait aussi exacerber cette pénurie.

Situation de l’emploi

Aux États-Unis, la création d’emplois a été plus forte qu’attendu avec des gains de 943 000 nouveaux emplois, alors que les prévisions se chiffraient plutôt à 870 000. Les données du mois précédent ont également été révisées à la hausse, ce qui abaisse le taux de chômage de 5,9 % à 5,4 %.  Quant au taux de participation au marché du travail, il est en remontée, passant de 61,6 % à 61,7 %.

Au Canada, ce sont 94 000 emplois qui ont été gagnés, alors que le gain prévu se situait à 150 000. Le taux de chômage a reculé à 7,5 %, en baisse de 0,3 %, alors que le taux de participation au marché du travail est resté stable à 65,2 % par rapport au taux prévu de 65,5 %.

Profits des entreprises

Comme les profits anticipés des entreprises américaines ont été révisés à la hausse, le climat est positif pour les marchés.

Toujours au pouvoir

La Chine a annoncé vouloir limiter l’influence des entreprises de tutorat scolaire en-dehors des heures de classe, qui exercent une pression financière supplémentaire sur le budget des familles. Depuis quelques mois, les mesures du gouvernement chinois visent à préserver la cohésion sociale, tout en démontrant une ouverture envers le capitalisme. L’État veut cependant affirmer sans équivoque sa mainmise sur le pouvoir.

Résultats – obligations canadiennes

Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement positif de 0,7 % ce mois-ci. (Source : Canaccord Genuity)

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Principaux risques

Voici quelques risques que nous surveillons de près dans le contexte actuel.

  • La reprise cyclique pourrait être limitée ou retardée par les différents problèmes touchant la production des vaccins, la rapidité du déroulement des campagnes de vaccination, ou la propagation d’un variant récalcitrant aux vaccins.
  • Une cyberattaque d’une grande ampleur pourrait nuire au sentiment positif qui prévaut concernant la réouverture de l’économie globale et la confiance des consommateurs.
  • L’inflation pourrait connaître une forte remontée sans une croissance économique correspondante, ce qui provoquerait un épisode de stagflation.
  • Une hausse prononcée et rapide des taux d’intérêt réduirait le ratio cours-bénéfice, ce qui entraînerait une baisse des indices boursiers.
  • Les gouvernements pourraient augmenter sensiblement les taux d’imposition des entreprises et des particuliers pour renflouer leurs coffres. Ce scénario est cependant peu probable en 2021.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous avons suivis en juillet.

Confiance des consommateurs

Pour le cinquième mois consécutif, l’indice de confiance des consommateurs a surpassé la barre de 100 en juillet pour s’établir à 129,1, le ratio le plus élevé depuis le début de la pandémie.

Épargne des particuliers – États-Unis

Le taux d’épargne des particuliers reste élevé, après une bonification significative grâce aux différents programmes d’aide gouvernementaux. Cet argent devrait être réinvesti dans l’économie américaine au cours des prochains mois avec le retour à la normale de l’économie et des dépenses des consommateurs.

Indice global des directeurs d’achats

Le ratio se maintient toujours au-dessus de 50, indiquant un accroissement des intentions des responsables d’achats. À 55,4, ce ratio est stable par rapport à celui de 55,5 du mois de juin.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis

Les taux restent à des niveaux faibles, favorables à une reprise économique. Cette situation devrait perdurer tant que leurs économies n’auront pas retrouvé un rythme satisfaisant de croissance et un faible taux de chômage. Les banques centrales acceptent toujours de laisser l’inflation dépasser les cibles fixées avant de resserrer leurs politiques monétaires, mais des hausses de taux pourraient survenir plus rapidement qu’anticipé il y a quelques mois, comme le montrent les prévisions de la Fed.

François Landry
CFA

Vice-président du conseil d'administration, Financière des professionnels - Gestion privée

Nos stratégies
(horizon 6 à 12 mois)

La cible stratégique du Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs est de 55 % d’actions et de 45 % d’obligations. En fonction de nos perspectives, nous avons établi la répartition tactique en actions à 69 % et celle en obligations à 31 %.

La répartition géographique des titres boursiers dans nos portefeuilles montre plus d’exposition aux secteurs cycliques. Nous sommes surpondérés autant au Canada que dans la zone EAFE et aux États-Unis. Nous n’avons pas de position dans les marchés émergents. Le positionnement sectoriel ou factoriel varie d’une région à l’autre.

  • Les actions canadiennes affichent un biais favorable aux banques depuis plusieurs mois et nous avons conservé notre exposition aux services financiers. On s’attend toujours à ce que les banques obtiennent l’autorisation des autorités règlementaires pour augmenter les dividendes et les rachats d’actions au cours des prochains mois.
  • En ce qui concerne les actions américaines, notre exposition aux titres du secteur des technologies et de celui des produits industriels reste inchangée. Nous avons initié depuis quelques mois une position dans les compagnies productrices de cuivre, la demande pour ce métal devant tirer profit des dépenses annoncées en infrastructures pour les énergies renouvelables, ainsi que de l’augmentation de la demande pour les véhicules électriques.
  • Dans le cas des régions représentées dans l’indice EAFE (Europe, Australasie, Extrême-Orient), nous sommes surpondérés en raison du poids des secteurs plus cycliques dans l’indice. Les mesures fiscales et monétaires instaurées en Europe sont moins agressives que celles mises sur pied en Amérique du Nord, mais la zone devrait bénéficier d’une augmentation du prix des matières premières.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives


Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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