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La synchronisation des diverses économies de partout dans le monde retient l’attention en cette fin de premier semestre de 2017. Dans ce contexte, les prévisions de croissance du PIB planétaire demeurent encourageantes et le risque de récession reste faible pour les douze prochains mois.

Taux de chômage en fort recul

Le taux de chômage a reculé considérablement dans la majorité des pays industrialisés. À titre d’exemple, aux États-Unis, cette donnée importante a enregistré son plus bas niveau depuis 16 ans. Cette situation n’a toutefois pas entraîné d’augmentation des salaires, en raison notamment de la baisse du taux de participation au marché du travail et de l’innovation technologique.

Normalisation de la politique monétaire aux États-Unis

La Réserve fédérale américaine (Fed) a continué de normaliser sa politique monétaire en retirant progressivement les stimuli mis en place au fil des ans, bien que plusieurs investisseurs estiment que les perspectives modestes d’inflation ne justifient pas une telle stratégie. L’évolution de la courbe des taux des obligations du Trésor à échéance de 10 ans et leur niveau indiquent que l’économie américaine a de la difficulté à reprendre de la vitesse, au moment même où les doutes sur la concrétisation des réformes fiscales de l’administration Trump se multiplient. L’incertitude ainsi générée paralyse les investissements des entreprises et limite le potentiel de croissance de l’économie des États-Unis.

Croissance économique surprenante au Canada

Les statistiques économiques canadiennes ont surpris au premier semestre, le taux de croissance du PIB s’étant classé parmi les meilleurs des pays membres du G7. Par conséquent, la Banque du Canada a récemment déclaré que la réduction des taux de 2015 semblait avoir fait son travail. Il n’en fallait pas plus pour que les analystes anticipent le début du resserrement de la politique monétaire, la première hausse de 25 points de base ayant eu lieu le 12 juillet. Le réajustement du taux directeur se fera toutefois de façon graduelle et son rythme tiendra compte de l’évolution du marché immobilier, de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et de l’évolution du prix du pétrole.

Le premier semestre de 2017 en chiffres
Niveau actuel Variation  
30 juin 2017 1er trimestre 2e trimestre Annuel cumulatif
Taux d’intérêt
CAD 10 ans 1,76 -0,10 0,14 0,04
USD 10 ans 2,31 -0,06 -0,08 -0,14
Devises
CAD → USD 0,77 -0,02 % 2,69 % 2,67 %
EUR → USD 1,14 1,90 % 6,54 % 8,57 %
Denrées 
WTI pétrole 46,04 -5,81 % -9,01% -14,30 %
 OR 1 241,55 8,43 % -0,62 % 7,75 %
INDICES BOURSIERS
Amérique du Nord (CAD)
S&P/TSX (R.T.*) 15 182 1,70 % -2,35 % -0,69 %
S&P 500 (R.T.*) 2 423 5,53 % 2,57 % 8,24 %
International (CAD)
MSCI Monde (R.T.*) 5 360 6,37 % 4,03 % 10,65 %
MSCI Europe (R.T.*) 6 260 7,44 % 7,36 % 15,35 %
MSCI AC Asie/Pacifique (R.T.*) 316 8,87 % 2,93 % 12,06 %
NIKKEI Japon 20 033 -1,07 % 5,94 % 4,81 %
MSCI Marchés émergents (R.T.*) 450 11,40 % 6,27 % 18,38 %
Obligataire
FTSE/TMX Univers 1 035 1,28 % 1,11 % 2,40 %

Source: Bloomberg

* R. T. : rendement total qui inclut les dividendes

 

5 autres faits marquants du premier semestre de 2017

  • Le taux d’inflation est demeuré en deçà des attentes et les anticipations à cet égard ont été révisées à la baisse, ce qui a eu un impact sur la courbe et le niveau des taux d’intérêt.
  • En France, l’élection sans ambiguïté du centriste Emmanuel Macron a rassuré les marchés et réduit les risques liés à la montée des mouvements populistes et eurosceptiques.
  • Le Royaume-Uni a engagé officiellement sa procédure de sortie de l’Union européenne et le gouvernement fera face à des négociations difficiles, sa position s’étant affaiblie à la suite des élections générales qui lui ont fait perdre la majorité au Parlement britannique.
  • Aux États-Unis, la Fed s’apprête à entamer une réduction progressive de son bilan, ce qui pourrait entraîner, entre autres, une hausse des taux d’intérêt ainsi qu’un accroissement de la volatilité et des écarts de crédit.
  • Pour la première fois depuis 30 ans, l’agence de notation Moody’s a abaissé en mai la cote de crédit de la Chine et les investisseurs pourraient y voir une opportunité supplémentaire de croissance future.

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