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L’invasion de l’Ukraine par la Russie et l’impact de cette guerre sur le prix des matières premières, de même que la flambée de l’inflation et les hausses annoncées par les banques centrales restent à l’avant-scène des marchés.

Ce qui a fait bouger les marchés en mars

Les entreprises cotées en bourse commenceront à dévoiler leurs résultats trimestriels durant le mois d’avril. Lors des appels conférences, leurs commentaires nous permettront de comprendre l’impact de l’inflation et de la guerre en Ukraine sur les prévisions de ventes et de profits pour le reste de l’année.

 

SURVOL DES BOURSES MONDIALES

Pays

Indice

Rendement
(du 1er au 31 mars 2022)

Évolution

Rendement cumulatif
(depuis le 1er janvier 2022)

Canada

S&P/TSX

+3,96 %

+3,82 %

États-Unis

S&P 500

+2,13 %

-5,66 %

Nasdaq

+1,91 %

-9,96 %

Bourses internationales

EAFE

-0,89 %

-6,96 %

Pays émergents

-3,75 %

-8,01 %

Chine

MSCI Chine

-9,40 %

-15,15 %

*Tous les chiffres sont en devise canadienne.
 Source : Morningstar Direct.

Événements marquants

Répercussions de la guerre

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a entraîné une forte augmentation du prix du pétrole, mais aussi des denrées alimentaires. L’Ukraine et la Russie, ainsi que le Belarus qui est actuellement sujet à des sanctions pour son soutien à l’invasion, sont de grands producteurs céréaliers et d’engrais. Les effets sur le prix des céréales se font déjà sentir dans des pays comme l’Égypte et le Pérou.

Impact à plus long terme

Considérant les répercussions du conflit ukrainien et les sanctions en vigueur, un grand nombre de pays, particulièrement européens, vont chercher à être moins dépendants du secteur énergétique russe. Les États-Unis et le Canada pourraient augmenter leur production de pétrole et de gaz, tout comme les pays d’Europe qui en ont la capacité. À cause de la situation, la sécurité énergétique devrait avoir préséance sur d’autres enjeux environnementaux. Les dépenses dans les énergies renouvelables vont probablement s’accélérer.

Les budgets militaires augmenteront aussi. Le Canada devrait en faire l’annonce lors du budget fédéral en avril.

Hausses des taux directeurs

Les banques centrales ont signifié aux marchés qu’elles augmenteraient les taux cette année et probablement plus rapidement que ce qui était anticipé durant les derniers mois.

  • Le 2 mars, la Banque du Canada a augmenté son taux directeur de 0,25 %;
  • la Fed a rehaussé le sien de 0,25 % le 16 mars.

Des commentaires émis par différents membres de la Fed au cours du dernier mois laissent entendre que les hausses de taux seront plus élevées, atteignant 0,50 % à certaines rencontres, et plus rapides. La réduction du bilan de la Fed débutera aussi plus rapidement que prévu, ce qui signifie que certaines obligations venant à échéance, ainsi que le montant du versement des coupons sur les obligations détenues par la banque centrale, ne seront plus réinvestis. Cette mesure devrait avoir le même effet qu’une hausse des taux d’intérêt. L’objectif exprimé autant par la Banque du Canada que par la Fed est de réduire l’inflation le plus rapidement possible.

Nous sommes d’avis que l’inflation va diminuer au cours des prochains mois, mais la situation en Ukraine et ses effets sur les coûts de l’énergie et de l’alimentation pourrait la faire perdurer. Évidemment, les mesures d’inflation qui excluent les composantes de l’énergie et des denrées alimentaires devraient donner des résultats bien différents.

Sans doute, les banques centrales ne pourront augmenter les taux aussi rapidement que prévu si elles désirent préserver la croissance économique sans créer une récession plutôt qu’un simple ralentissement économique. Le risque de stagflation demeure présent, dans le cas où la croissance économique ralentirait fortement sans s’accompagner d’une baisse de l’inflation.

Dans ce contexte, les banques centrales se doivent de protéger autant que possible la croissance économique, tout en limitant l’inflation.

Situation de l’emploi

Aux États-Unis, la création d’emplois a été légèrement plus faible qu’anticipée, mais les chiffres du mois précédent ont été révisés à la hausse. Encore une fois, le taux de participation de la population active a augmenté, ce qui est positif, plus de gens s’intégrant désormais au marché du travail. En ce qui concerne le taux de chômage, il a baissé à 3,6 %, alors qu’il était à 3,8 % en février.

Au Canada, 73 000 emplois ont été créés en mars, une baisse par rapport à la création de 79 900 emplois initialement anticipée. Le taux de chômage a chuté à 5,3 %, surpassant le dernier taux record de 5,5 % enregistré en 1976. Ces nouvelles données ne devraient avoir aucun effet sur les actions initiées par la Banque du Canada, le redressement du marché de l’emploi ayant été atteint et les efforts de la banque centrale ciblant l’inflation.

Résultats – obligations canadiennes

L’indice des obligations universelles FTSE Canada, regroupant les obligations, a affiché un rendement négatif de 3,14 % ce mois-ci. (Source : Morningstar Direct)

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Principaux risques

  • La possibilité d’un épisode de stagflation, c’est-à-dire d’une croissance économique anémique et d’une inflation élevée, est toujours présente. Cette situation est négative pour les marchés boursiers.
  • Une politique monétaire trop restrictive pourrait causer un important ralentissement économique ou même une récession.
  • Une récession importante pourrait sévir en Europe si l’Allemagne décidait de couper l’ensemble des importations de gaz russe.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous continuons de suivre en mars.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis 

Les hausses de taux plus importantes et plus rapides qu’anticipées il y a à peine quelques mois sont négatives pour la valeur des actifs financiers. La Banque du Canada a débuté son cycle de hausses, tout comme la Fed.

Indice global des directeurs d’achats 

Les indications des acheteurs continuent d’être supérieures à 50, ce qui signale une expansion économique. De son côté, la Chine présente un chiffre sous la barre de 50, donc en contraction.

Épargne des particuliers 

Les taux d’épargne au Canada et aux États-Unis surpassent encore les moyennes historiques et le niveau de la dette des ménages est stable au Canada et aux États-Unis.

Taux d’inflation 

Le taux d’inflation dépasse de loin la cible des banques centrales, ce qui les force à augmenter les taux directeurs. La crise en Ukraine augmente les coûts de la composante énergie, mais aussi ceux de l’alimentation, deux éléments sur lesquels la majoration des taux a un effet mitigé.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements
Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Source des données : Bloomberg

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