Actualité financière retour sur le mois ⋆
Financière des professionnels
 
Mon compte

Hausses de taux directeurs en vue

Ce qui a fait bouger les marchés en janvier :

  • Le premier mois de l’année a été difficile, tant pour les rendements obligataires que pour les marchés boursiers, qui ont connu une volatilité très élevée.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales*

  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a reculé de 0,4 %.
  • Aux États-Unis, le S&P 500 a perdu 4,8 % et le Nasdaq 8,6 %.
  • Les Bourses internationales ont aussi affiché des résultats négatifs durant cette période, l’indice EAFE ayant baissé de 4,5 %.
  • Les actions des pays émergents se sont dépréciées de 1,5 %, alors que les actions chinoises ont connu une baisse de 2,6 %.

*Tous les chiffres de cette section sont en devise canadienne.
 Source : Bloomberg, sauf si indiqué différemment.

Événements marquants

Entête Inflation

Virage des banques centrales

Les banques centrales ont changé leur discours. Alors qu’il y a quelques mois, elles annonçaient un relèvement des taux d’intérêt au plus tôt en 2023, dès janvier 2022, elles ont commencé à planifier les premières hausses pour le mois de mars.

En plus d’augmenter les taux, les banques centrales précisent qu’elles commenceront à réduire la taille de leur bilan financier, indiquant qu’elles laisseront certaines obligations venir à échéance sans effectuer de nouveaux achats. Ce brusque changement de ton est dû en grande partie à une recrudescence de l’inflation, plus présente et plus persistante que prévu.

Le marché de l’emploi continue d’afficher des résultats positifs et le taux de chômage n’atteint plus un niveau qui nécessiterait une politique monétaire expansionniste.

Impact de l’inflation sur les marchés

Une hausse des taux directeurs plus rapide que prévu a un effet sur l’évaluation des titres boursiers, et plus précisément, sur ceux dont les profits sont faibles ou inexistants actuellement. Nous avons assisté à une forte baisse des titres technologiques non profitables ou très dispendieux, dont le FNB ARK Innovation est la figure de proue.

Privilégier la croissance

Une croissance économique encore forte, doublée d’une réduction des contraintes dues à la pandémie et d’une situation de plein emploi, favorise les titres plus cycliques.

  • Une reprise du tourisme et des voyages signifie une augmentation de la consommation de carburant, et un sous-investissement dans l’exploration pétrolière contribue à une hausse du prix de l’essence.
  • Une hausse des taux d’intérêt favorise le secteur bancaire, alors que les investissements dans les énergies renouvelables et les infrastructures aident les secteurs des matériaux de base et des produits industriels.

Dans ce contexte, les banques centrales se doivent de continuer à soutenir la croissance économique, tout en limitant l’inflation.

Nous sommes d’avis que l’inflation va reculer au cours des prochains mois. La résolution des problèmes de la chaîne logistique mondiale et une demande plus faible de biens, au profit d’un retour vers une demande de services, devraient aider.

La Chine en rattrapage

Le gouvernement chinois tente de gérer sa crise immobilière et le ralentissement économique qui en découle, tout en limitant le risque de contagion aux autres secteurs économiques.

Une demande mondiale plus faible pour les biens annonce un vent contraire pour l’économie chinoise. Les dépenses des consommateurs dans le secteur des services étant restreintes en raison de la pandémie, la demande de biens s’est accrue significativement, bien au-delà de sa tendance historique de croissance. Avec la reprise d’activité de nombreux secteurs économiques, cette demande de biens devrait se situer en deçà de la tendance historique en 2022.

Situation de l’emploi toujours bonne

La création d’emplois aux États-Unis a été plus forte qu’anticipée, mais un changement dans la méthodologie explique en grande partie ce résultat favorable, tout comme le chiffre révisé du mois précédent. Le taux de participation de la population active a augmenté, ce qui est positif, plus de gens prenant part désormais au marché du travail.

Au Canada, les fermetures occasionnées par le variant Omicron ont eu un impact négatif sur la création d’emplois, mais la pénurie de main-d’œuvre perdure tout de même.

Résultats – obligations canadiennes

Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement négatif de 1,6 % le mois dernier. (Source : Canaccord Genuity)

Comportement de nos fonds

Voir nos rendements

Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Principaux risques

  • La possibilité d’un épisode de stagflation, c’est-à-dire d’une croissance économique anémique et d’une inflation élevée, est toujours présente. Cette situation est négative pour les marchés boursiers.
  • Une politique monétaire trop restrictive pourrait causer un important ralentissement économique ou même une récession.
  • Une invasion russe de l’Ukraine est un risque géopolitique qui pourrait avoir des effets négatifs sur les marchés, et principalement sur le prix du gaz naturel en Europe, ce qui pourrait entraîner un ralentissement économique dans cette région.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous continuons de suivre en janvier.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis 

Le virage des banques centrales vers des politiques monétaires plus restrictives est négatif pour la valeur des actifs financiers.

Indice global des directeurs d’achats 

Les intentions des acheteurs continuent de surpasser la barre de 50, ce qui est indicatif d’une expansion économique. Pour sa part, la Chine présente un chiffre près de la contraction.

Épargne des particuliers

Les taux d’épargne au Canada et aux États-Unis sont encore au-dessus des moyennes historiques. Le niveau de la dette des ménages est stable au Canada, et en baisse aux États-Unis.

Taux d’inflation 

Le taux d’inflation est bien au-dessus de la cible des banques centrales, ce qui les force à augmenter les taux directeurs.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements
Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

Nous contacter