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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

Un mois difficile

Pour les marchés boursiers de la planète, le mois d’octobre a été marqué par une résurgence des cas de COVID-19 en Europe (la fameuse deuxième vague anticipée!) et le retour de mesures de confinement partiel.

Les résultats trimestriels des entreprises ont été publiés et ils ont généralement surpassé les attentes, mais pas suffisamment pour soutenir les indices boursiers. La grande majorité des indicateurs économiques continue cependant de s’améliorer ou de se stabiliser, indiquant une progression de la reprise économique mondiale, dont le rythme s’est par contre ralenti.

L’incertitude est encore très présente dans les marchés. La crise sanitaire et les mesures de confinement ont des effets très négatifs sur certains secteurs. L’échéance prochaine de plusieurs programmes de subvention salariale pour les particuliers et les entreprises risque aussi d’augmenter le taux de chômage. Entretemps, la création d’emploi au Canada et aux États-Unis a encore une fois dépassé les prévisions.

Les élections américaines ont eu lieu le 3 novembre et selon les médias, Joe Biden est le nouveau président élu.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales*

  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a chuté de 3,1 % en octobre, pour un rendement de -6,1 % pour les dix premiers mois de 2020.
  • Aux États-Unis, le S&P 500 a perdu 2,5 % et le Nasdaq 2,1 %, ce qui porte leur rendement respectif pour l’année à 5,6 % et 26 %.
  • Les Bourses internationales ont aussi affiché des résultats négatifs durant la période, l’indice EAFE ayant baissé de 3,8 %, pour un résultat cumulatif de -7,9 % jusqu’ici cette année.
  • Les actions des pays émergents se sont appréciées de 2,3 % en octobre (+3,9 % en 2020), et celles de la Chine ont augmenté de 5,5 % (+26,1 % en 2020).

*Tous les chiffres de cette section sont en devise canadienne. Source : Bloomberg, sauf si indiqué différemment,

Événements marquants

COVID-19 : retrouver l’équilibre

Les fermetures ciblées de certains secteurs d’activités (tourisme, loisirs) à travers le monde ont d’importantes répercussions économiques et les gouvernements essaient de soutenir leur économie et leurs travailleurs. Certaines mesures ont été renouvelées au Canada, alors qu’aux États-Unis, les politiciens ne se sont toujours pas entendus, malgré le plaidoyer du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour un nouveau plan fiscal.

Comme la prise de pouvoir du président élu Joe Biden ne se fera pas avant l’inauguration du 20 janvier 2021, la possibilité d’un stimulus fiscal reste faible, sauf dans le cas d’une importante aggravation de la pandémie, qui pourrait inciter le Sénat américain à réagir.

Taux directeurs à leur plancher

Poursuite par les banques centrales mondiales de politiques monétaires accommodantes et taux directeurs à leur plus bas : le scénario se poursuit et procure un léger répit aux consommateurs.

Situation de l’emploi

Tant au Canada qu’aux États-Unis, la création d’emplois a dépassé les attentes :

  • 83 600 emplois au Canada par rapport à des attentes de 75 000, ce qui fait passer le taux de chômage de 9 % à 8,9 %.
  • Aux États-Unis, 638 000 emplois par rapport à des attentes de 580 000, et un taux de chômage qui passe de 7,9 % à 6,9 %.

La création d’emplois reste positive, mais décélère, signal d’une reprise plus lente.

Résultats – obligations canadiennes

Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement négatif de 0,6 % ce mois-ci. Elles ont progressé de 6,9 % depuis le début de 2020. (Source : Canaccord Genuity)

Panorama financier stratégie

Notre veille stratégique

Principaux risques

Voici quelques risques que nous surveillerons de près dans le contexte actuel.

  • En l’absence de nouveaux stimulus, le risque d’un ralentissement économique est toujours présent. Le retour de plans de confinement généralisés reliés à une seconde vague et le déclin de la confiance des consommateurs pourraient entraîner une diminution des dépenses dans le court à moyen terme.
  • Les différends commerciaux entre la Chine et les États-Unis ne sont pas réglés et constituent toujours un risque pour l’économie mondiale.

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques ont connu des mouvements en octobre.

Confiance des consommateurs

La confiance des consommateurs est encore légèrement positive, après plusieurs mois peu encourageants.

Indice global des directeurs d’achats

Le ratio est à plus de 50, ce qui indique un accroissement des intentions des responsables d’achats. Globalement, la plupart des pays constatent une expansion dans les intentions d’achats dans le secteur manufacturier, mais les signaux sont moins évidents dans le secteur des services, qui a été plus durement touché par la crise sanitaire.

Ratio des inventaires par rapport aux ventes du commerce de détail – États-Unis

Ce ratio est encore à son plancher de 15 ans. Durant la pandémie, la production de plusieurs biens a été ralentie ou arrêtée tandis que les ventes se poursuivaient. La reprise de la production pour reconstruire les inventaires est un signe positif.

Taux directeurs en Europe et aux États-Unis

Les taux restent à des niveaux faibles, favorables à une reprise économique. Les banques centrales sont en attente, prêtes à intervenir.

François Landry
CFA

Vice-président du conseil d'administration, Financière des professionnels - Gestion privée

Nos stratégies
(horizon 6 à 12 mois)

Les marchés financiers ont récupéré plus rapidement que nous n’anticipions le recul causé par la pandémie. A la suite du résultat des élections présidentielles américaines qui a remis la présidence aux démocrates avec un Sénat à majorité républicaine, et de la baisse des taux d’intérêt observé au lendemain du scrutin, nous avons augmenté le poids des actions de 55 % à 65 % et par le fait même baissé le poids des obligations de 45 % à 35 %. Nous croyons que sur un horizon de six à douze mois, les rendements des actions seront plus élevés que le rendement des obligations.

La répartition géographique des titres boursiers dans nos portefeuilles a peu changé.

  • La pondération en actions canadiennes a été légèrement augmentée, avec une hausse de pondération des titres du secteur bancaire.
  • Nous sommes neutres en actions américaines. Nous avons conservé notre exposition aux titres du secteur des technologies et de celui des produits industriels, qui devraient profiter des dépenses annoncées en infrastructures.
  • Nous sommes neutres en actions des régions représentées dans l’indice EAFE (Europe, Australasie, Extrême-Orient), en raison des mesures fiscales instaurées en Europe et du retour à un confinement partiel des économies de la zone euro.
  • Nous conservons notre position neutre en titres des marchés émergents.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives


Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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