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Yann Furic
B.B.A., M. Sc., CFA

Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives

La Fed se ravise

La Fed devrait diminuer ses achats mensuels d’obligations au cours du mois de novembre : c’est du moins ce qui est ressorti de la rencontre de Jackson Hole en septembre dernier. Les deux indicateurs clés – un taux d’inflation qui dépasse la cible et une création d’emplois alignée sur les attentes de la reprise économique – incitent la Réserve fédérale à réduire son injection mensuelle de liquidités d’une valeur de 120 G$ dans le système.

Zoom sur le mois dernier

Survol des bourses mondiales*

  • L’indice phare de la Bourse canadienne, le S&P/TSX, a reculé de 2,2 % en septembre.  
  • Aux États-Unis, le S&P 500 a perdu 4,2 % et le Nasdaq 4,8 %. 
  • Les Bourses internationales ont aussi affiché des résultats négatifs durant cette période, l’indice EAFE ayant chuté de 2,4 %.  
  • Les actions des pays émergents se sont dépréciées de 3,5 % de même que les actions chinoises, qui ont connu une baisse de 4,6 %. 

*Tous les chiffres de cette section sont en devise canadienne. Source : Bloomberg, sauf si indiqué différemment.

Événements marquants

Panorama Financier - Image de bateau de conteneurs

Nouvelles dispositions de la Fed

Le niveau d’inflation ciblé par la Fed a été atteint et la création d’emplois semble bien engagée, malgré un léger fléchissement en septembre. La Fed devrait donc commencer à réduire ses achats obligataires en novembre.

Ce qu’il faut comprendre de ces annonces, ce n’est pas que la Fed veut vendre ses obligations, mais plutôt qu’elle n’injectera plus de nouvelles liquidités dans le système. Si les conditions restent favorables, elle mettra fin à sa politique monétaire d’ici juin 2022. Pour ce qui est de la décision de hausser les taux, elle se fera sans doute plus tard en 2022, ou même en 2023, si l’économie poursuit sur sa lancée.

Chaînes de production et problèmes d’approvisionnement

Depuis plusieurs mois, les problèmes d’approvisionnement en biens sont chose commune à peu près partout dans le monde et la situation pourrait se poursuivre durant le premier semestre de 2022. Ces bris dans les chaînes d’approvisionnement sont dus en grande partie à une demande plus élevée de biens, suscitée par la pandémie. Les effets en sont bien visibles dans les ports californiens, où un nombre record de porte-conteneurs restent amarrés en attente d’être déchargés, tandis que les trains de marchandises débordent et que les transporteurs routiers essaient de recruter des chauffeurs et des travailleurs. Cette situation retarde le retour des conteneurs en Asie et fait augmenter en flèche le prix du transport de marchandises.

Si cette situation se poursuit encore longtemps, l’offre de biens pourraient s’amoindrir et les consommateurs pourraient voir les prix augmenter sensiblement, ce qui risquerait d’entraîner un épisode de stagflation, c’est-à-dire une hausse des prix sans croissance économique véritable, ce qui constitue un scénario néfaste pour les marchés boursiers.

Sur le plan des entreprises, cette situation pourrait se traduire par une baisse des marges de profit puisque dans certains cas, l’augmentation des coûts ne peut être refilée entièrement aux consommateurs.

Croissance en décélération

La plupart des mesures économiques affichent des signes de ralentissement : la croissance n’est pas négative, mais le rythme décélère. Les problèmes d’approvisionnement dans certains secteurs, comme la production automobile, réduisent la croissance potentielle du PIB et pourraient maintenir des pressions inflationnistes plus longtemps que prévu. 

Évolution de la COVID-19 et vaccination

En Amérique du Nord, la quatrième vague semble avoir atteint son sommet. Le taux de vaccination mondial continue d’augmenter, bien qu’à des vitesses différentes selon les pays.

Situation de l’emploi

La création de 157 100 emplois au Canada a surpassé les attentes, qui se situaient à 60 000. Le nombre d’emplois est maintenant revenu à son niveau pré-COVID. Le taux de chômage est passé de 7,1 % à 6,9 % et le taux de participation de la main-d’œuvre au marché est positif à 65,5 %, en hausse comparativement au taux de 65,1 % du mois précédent.

Du côté du nombre d’emplois créés aux États-Unis, le chiffre est de 194 000 alors que les attentes étaient de 500 000. Le taux de chômage est passé de 5,2 % à 4,8 %, en grande partie à cause de la baisse de participation des travailleurs au marché.

Résultats – obligations canadiennes

Les obligations fédérales du Canada, toutes échéances confondues, ont affiché un rendement négatif de 1,3 % ce mois-ci. (Source : Canaccord Genuity)

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Principaux risques

Voici quelques risques que nous surveillons de près dans le contexte actuel.

  • Les chaînes d’approvisionnement globales connaissent des perturbations qui, si elles perdurent, pourraient provoquer une augmentation de l’inflation et une réduction de la production de biens et services. Une telle situation engendrerait un épisode de stagflation. 
  • La crise énergétique actuelle en Europe et en Chine pourrait ralentir la croissance économique mondiale.
  • La reprise cyclique pourrait être limitée ou retardée par les différents problèmes touchant la production des vaccins, les campagnes de vaccination, ou la propagation d’un variant récalcitrant. 
  • Une cyberattaque majeure pourrait nuire à la réouverture de l’économie globale et diminuer la confiance des consommateurs. 
  • Une hausse rapide et prononcée des taux d’intérêt réduirait le ratio cours-bénéfice, entraînant conséquemment une baisse des indices boursiers.
  • Les gouvernements pourraient augmenter sensiblement les taux d’imposition des entreprises et des particuliers pour renflouer leurs coffres, un scénario peu probable en 2021. 

Indicateurs fondamentaux

Certains indicateurs économiques que nous avons suivis en octobre.

Confiance des consommateurs 

La confiance des consommateurs a continué de fléchir en septembre après des baisses en août et en juillet. La recrudescence des infections dues à la COVID-19 a pesé lourd sur cet indicateur depuis quelques mois.

Épargne des particuliers – États-Unis 

Le taux d’épargne des particuliers reste élevé. Les problèmes des chaînes d’approvisionnement, la production insuffisante de semiconducteurs et la pénurie de travailleurs limitent les achats dans certaines catégories de biens et services. Par exemple, la production de voitures neuves est réduite cette année, ce qui limite leur possibilité d’achat par les consommateurs. 

Indice global des directeurs d’achats 

Le ratio se maintient toujours au-dessus de 50, indiquant un accroissement des intentions des responsables d’achats. L’indicateur a connu son sommet en mai 2021 à 58,5 et il se trouve maintenant à 53, légèrement plus élevé qu’en août. Les intentions continuent d’être positives, mais accusent une baisse depuis quelques mois.

Taux directeurs au Canada, en Europe et aux États-Unis 

Les taux restent favorables à une reprise économique, mais ils pourraient être augmentés au cours des prochains 12 à 18 mois, la reprise économique étant bien entamée et la situation de l’emploi s’étant fortement améliorée.

François Landry
CFA

Vice-président du conseil d'administration, Financière des professionnels - Gestion privée

Nos stratégies
(horizon 6 à 12 mois)

La cible stratégique du Portefeuille privé FDP Répartition tactique d’actifs est de 55 % d’actions et de 45 % d’obligations. Selon la stratégie actuelle, la pondération des actions se situe à 69 % et celle des obligations à 31 %. 

La répartition géographique des titres boursiers dans nos portefeuilles démontre plus d’exposition aux secteurs cycliques. Nous sommes surpondérés autant au Canada que dans la zone EAFE et aux États-Unis. Nous ne détenons aucune position dans les marchés émergents. Le positionnement sectoriel ou factoriel varie d’une région à l’autre.

  • Les actions canadiennes affichent un biais favorable aux banques depuis plusieurs mois et nous avons conservé notre exposition aux services financiers. On s’attend toujours à ce que les banques obtiennent l’aval des autorités règlementaires au cours des prochains mois pour augmenter les dividendes et les rachats d’actions.
  • En ce qui concerne les actions américaines, notre exposition aux titres du secteur des technologies et de celui des produits industriels reste inchangée.
  • Pour ce qui est des régions représentées dans l’indice EAFE (Europe, Australasie, Extrême-Orient), nous sommes surpondérés en raison du poids des secteurs plus cycliques dans cet indice. Même si les mesures fiscales et monétaires instaurées en Europe sont moins agressives que celles mises sur pied en Amérique du Nord, la zone devrait bénéficier d’une augmentation du prix des matières premières et d’une courbe de taux d’intérêt plus accentuée, l’écart entre les taux à long terme et à court terme s’élargissant, ce qui est favorable aux banques.

François Landry, CFA
Vice-président et chef des placements

Yann Furic, B.B.A., M. Sc., CFA
Gestionnaire principal, répartition d’actifs et stratégies alternatives


Source des données : Bloomberg

Les informations contenues aux présentes proviennent de sources que nous jugeons fiables; toutefois, nous n’offrons aucune garantie à l’égard de ces informations et elles pourraient s’avérer incomplètes. Les opinions exprimées sont basées sur notre analyse et interprétation de ces renseignements et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre spécialiste en matière fiscale, comptable ou juridique.

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